Nouvelle-Zélande : des députés maoris menacés de sanction après un haka
Des députés maoris sont menacés d’une expulsion temporaire du Parlement néo-zélandais, après avoir interrompu une séance par une danse haka en novembre pour s’opposer à projet de loi sur les peuples autochtones du pays.
Le texte, censé être débattu ce jour-là, visait à réinterpréter le traité de Waitangi, signé il y a presque 200 ans entre les Maoris de Nouvelle-Zélande et les colons européens, et considéré comme le traité fondateur du pays.
Les détracteurs du projet de loi, finalement rejeté le mois dernier par la représentation nationale, affirmaient qu’il aurait eu pour effet de démanteler des programmes, notamment d’éducation, destinés aux citoyens maoris.
Un haka en pleine séance parlementaire
En pleine séance, la députée du Parti maori Hana-Rawhiti Maipi-Clarke, 22 ans, avait déchiré en deux une copie du texte et procédé avec d’autres élus à un haka, une danse traditionnelle chantée pratiquée par les Maoris pour impressionner leurs adversaires et, à l’international, par l’équipe nationale de rugby.

La députée Te Pāti Māori Hana-Rawhiti Maipi-Clarke s’exprime lors d’une manifestation anti-tabac au Parlement le 13 décembre 2023 à Wellington, Nouvelle-Zélande. (Hagen Hopkins/Getty Images)
Mercredi soir, un comité parlementaire a recommandé de suspendre les élus – Hana-Rawhiti Maipi-Clarke pour sept jours, et ses collègues Rawiri Waititi et Debbie Ngarewa-Packer pour trois semaines.

Debbie Ngarewa-Packer, codirigeante de Te Pāti Māori, parle tandis que Rawiri Waititi, codirigeant, regarde le Parlement le 28 janvier 2025 à Wellington, Nouvelle-Zélande. (Hagen Hopkins/Getty Images)
« Coup de semonce pour que nous nous mettions tous au pas. »
« Lorsque tangata whenua résiste, les puissances coloniales recourent à la peine maximale », a lâché le Parti maori dans un communiqué, en employant une expression désignant le peuple maori.

Debbie Ngarewa-Packer, Hana-Rāwhiti Maipi-Clarke et Eru Kapa-Kingi dirigent un Haka sur le terrain du Parlement le 19 novembre 2024 à Wellington, Nouvelle-Zélande. (Joe Allison/Getty Images)
« C’est un coup de semonce pour que nous nous mettions tous au pas. »
Des « députés incontrôlables qui enfreignent les règles »
Le vice-Premier ministre Winston Peters a qualifié les élus « députés incontrôlables qui enfreignent les règles et intimident les autres avec de scandaleux hakas ».

Le vice-premier ministre et leader de NZ First, Winston Peters, s’adresse aux médias sur le chemin de la maison après l’ouverture du Parlement le 6 décembre 2023 à Wellington, Nouvelle-Zélande. (Hagen Hopkins/Getty Images)
Le Parlement procédera la semaine prochaine à un vote sur cette proposition de suspension.
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