Olivier Faure appelle la gauche à se positionner au sujet de l’immigration
Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a appelé lundi la gauche à « parler fort » sur le sujet de l’immigration, plutôt que de laisser « la place vide » à la droite et la droite nationaliste.
« On ne peut pas considérer à tout moment qu’en fuyant le débat on consolide ses positions », a estimé Olivier Faure sur RMC-BFMTV, alors que le Premier ministre François Bayrou a souhaité vendredi « ouvrir un débat » sur l’immigration « plus large » que le seul droit du sol.
« Qu’est-ce que c’est qu’être français ? Qu’est-ce que ça donne comme droits ? Qu’est-ce que ça impose comme devoirs ? Qu’est-ce que ça procure comme avantages ? Et en quoi ça vous engage à être membre d’une communauté nationale ? À quoi croit-on quand on est Français ? », a développé le chef du gouvernement.
« En 2008-2009, Nicolas Sarkozy avait déjà posé le débat de l’identité nationale et à l’époque, la gauche avait considéré que c’était un piège », a rappelé Olivier Faure. « C’était un piège, c’est vrai, mais je crois qu’il faut prendre son risque », a-t-il complété.
L’identité française n’est pas un tabou
Olivier Faure avait suscité la colère de la France insoumise (LFI) en fin de semaine dernière lorsqu’il avait déclaré qu’un débat sur l’identité nationale n’était « pas tabou ». « Il faut que la gauche puisse parler fort de ce qu’elle pense être l’identité du pays », a-t-il insisté.
« La France est aujourd’hui un pays métissé, pluriculturel, plurireligieux et qui aujourd’hui plonge ses racines à la fois dans son histoire mais aussi dans les apports successifs migratoires », a détaillé le responsable socialiste.
Critiquant la « vision figée » d’une « France blanche et catholique », d’« un âge d’or mythique auquel il faudrait revenir », selon lui partagée par les ministres de l’Intérieur et de la Justice Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, il a défendu sa propre vision : « vivre en France », c’est « partager un projet ».
« Depuis la Révolution française, ce sont des valeurs essentielles qui sont rappelées au fronton de nos mairies, de nos écoles, liberté, égalité, fraternité auxquelles nous avons rajouté la laïcité », a-t-il expliqué.
Il a jugé que « ce projet partagé » permettait « à des gens qui ont une histoire qui peut plonger ses racines à des milliers de kilomètres de Paris » de « venir consolider ce que nous sommes ».
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