«On connaît tous un agriculteur qui est passé à l’acte, malheureusement»: un agriculteur se suicide tous les 2 jours
Si le thème du suicide chez les agriculteurs est de moins en moins tabou, il n’en reste pas moins un fléau terrible, touchant un agriculteur tous les deux jours. Ce 19 janvier, Étienne Fourmont, agriculteur basé à Viré-en-Champagne (Sarthe), a abordé cette problématique au micro de Télématin. De même que Patrick Legras, agriculteur à Beauval (Somme), l’a fait sur CNews ce lundi.
Depuis plusieurs années, Étienne Fourmont explique son métier sur sa chaîne YouTube, qui compte environ 117.000 abonnés. Il tente ainsi de faire évoluer les mentalités sur le milieu agricole, montrant son quotidien tout en expliquant pourquoi les agriculteurs sont en colère.
« À un moment donné, vous avez l’impression de travailler pour rien »
« Je montre comment je travaille sur les réseaux sociaux pour que les Français comprennent ce que c’est que d’être agriculteur, comprennent d’où vient leur nourriture et retrouvent cette confiance en l’agriculture et dans les agriculteurs », a indiqué Étienne Fourmont dans l’émission Télématin vendredi dernier. Car cette nourriture qu’il produit « est saine, elle est de bonne qualité », a-t-il ajouté. « On préfère que vous achetiez français » plutôt « que de faire venir des produits de l’autre bout du monde », a-t-il dit en s’adressant aux auditeurs.
Un agriculteur se suicide tous les 2 jours : « On en connaît tous un qui est passé à l’acte »
??️ Etienne Fourmont (@agrikol) se fait porte-parole de la colère et de la détresse des agriculteurs. #8h15 pic.twitter.com/fmxcarCyeI
— Telematin (@telematin) January 19, 2024
Abordant la triste réalité des suicides, l’éleveur sarthois a indiqué : « On connaît tous un agriculteur qui est passé à l’acte malheureusement. C’est horrible. Ce sont des sujets très lourds, très compliqués. »
« Dans le monde agricole, on a quand même cette fierté-là, où on n’ose pas dire quand ça va pas, ou on n’ose pas le montrer dans notre vie professionnelle, dans notre vie personnelle aussi. Donc voilà tous ces éléments-là, qui vont s’ajouter à la pression, comme je disais à la pression sociétale, au revenu qui n’est pas correct. Vous accumulez plein de choses qui font qu’à un moment donné, vous avez l’impression de travailler pour rien », a détaillé l’agriculteur à la journaliste Maya Lauqué.
« Le but c’est de résoudre ces problèmes-là, parce que c’est anormal »
Ce lundi 22 janvier sur CNews, Patrick Legras est venu pour défendre « les paysans » qui bloquent l’A64. Cet agriculteur de Beauval (Somme) a également abordé le thème du suicide dans sa profession. Pour lui, ces drames sont vraiment la preuve que le milieu agricole va mal.
Patrick Legras : «J’ai encore un copain qui s’est suicidé à 49 ans et qu’on a enterré ce matin», dans #Punchline. pic.twitter.com/op8rZxE9Jg
— CNEWS (@CNEWS) January 22, 2024
« J’ai encore un copain qui s’est suicidé à 49 ans, qu’on a enterré ce matin », a-t-il lancé sur le plateau de La Matinale, ajoutant que « le but c’est de résoudre ces problèmes-là, parce que c’est anormal ». Décrivant son ami décédé comme une « une force de la nature » et un homme « courageux », il a poursuivi : « Quand il se passe ce drame, pour X raisons, eh bien il faut qu’on arrête avec ça, parce que ça ne doit pas exister. On doit être heureux – comme vous avez dit – de travailler dans la nature, de nourrir les gens, et on ne doit pas arriver à cette extrême. »
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