Opération Barkhane : quatre soldats français blessés dont un grièvement au Burkina Faso

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Un véhicule blindé de transport de troupes (VBTT) de l'armée française dans le nord du Burkina Faso, le long de la frontière avec le Mali et le Niger. (Photo : MICHELE CATTANI/AFP via Getty Images)
Von 19 janvier 2022

Quatre soldats français ont été blessés au Burkina Faso lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule, dans le nord du pays, a annoncé le mardi 18 janvier l’état-major français. 

« Le véhicule tout-terrain a explosé sur un IED à la sortie de l’aéroport de Ouahigouya », a-t-on indiqué à l’état-major, précisant qu’il s’agissait d’une « unité de Barkhane en mission de reconnaissance ».

Quatre soldats ont été blessés dont un grièvement. « Ils ont été immédiatement évacués vers Gao », au Mali. « Ceux qui le mériteront seront évacués vers la France », a-t-on poursuivi de même source, sans autre précision sur leur état de santé.

Une zone de transit pour les djihadistes 

La zone est plutôt fréquentée par les djihadistes du GSIM (ou JNIM, nébuleuse djihadiste affiliée à Al-Qaïda). Mais « c’est une zone de transit, nous n’avons pas de certitudes » sur l’origine de l’engin, a précisé la même source. Le Sahel est aussi la proie des djihadistes de l’EIGS, liés au groupe État islamique dans le Grand Sahara.

La force antidjihadiste Barkhane, présente depuis 2014 au Mali et dont la mission est étendue au Sahel, est au cœur d’enjeux politiques bilatéraux majeurs, avec en toile de fond les accusations de recours par le Mali aux services du groupe de mercenaires russe Wagner, ainsi que la réorganisation de la présence militaire française dans le pays.

Tension avec la junte au pouvoir à Bamako

La semaine dernière, la junte au pouvoir à Bamako depuis le putsch d’août 2020 a fermé ses frontières aux États de l’organisation des États ouest-africains (Cédéao), après que cette dernière eut fait de même pour sanctionner le projet des militaires de se maintenir au pouvoir pendant plusieurs années sans élections.

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est lui aussi pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées aux groupes armés djihadistes, affiliés à Al-Qaïda et à l’EI. L’armée a du mal à contenir les violences qui ont fait plus de 2000 morts en six ans, et contraint plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers.

Au moins une dizaine de civils ont été tués samedi lors d’une attaque dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué dimanche dernier des sources sécuritaire et locale.

 


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