Ouïghours: Pékin dénonce une « attaque vicieuse » après la promulgation d’une loi américaine
La Chine a fustigé jeudi la promulgation aux Etats-Unis d’une loi voulue par le Congrès américain pour sanctionner des responsables chinois accusés de « l’internement de masse » des musulmans ouïghours dans sa région du Xinjiang (nord-ouest).
Le président américain Donald Trump a signé mercredi cette loi.
Elle « tient pour responsables les auteurs de violations des droits de l’Homme et abus comme le recours systématique à des camps d’endoctrinement, aux travaux forcés et à une surveillance intrusive pour éradiquer l’identité ethnique et les croyances religieuses des Ouïghours et d’autres minorités en Chine », indique le locataire de la Maison blanche dans un communiqué.
Cette loi est une « attaque vicieuse contre la politique de la Chine au Xinjiang », a dénoncé jeudi dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères, avertissant Washington de « conséquences ».
Adopté par une majorité écrasante
Le texte avait été adopté le 27 mai à une majorité écrasante par la Chambre des représentants, après avoir passé unanimement le cap du Sénat quelques jours plus tôt.
Elle risque d’envenimer encore davantage les relations déjà tendues à l’extrême entre les deux premières puissances mondiales, au moment même où le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo rencontre à Hawaï le haut responsable chinois Yang Jiechi, justement pour désamorcer ces tensions.

-Des manifestants assistent à un rassemblement à Hong Kong le 22 décembre 2019 pour montrer leur soutien à la minorité ouïghoure en Chine. Photo de DALE DE LA REY / AFP via Getty Images.
Les Ouïghours constituent l’une des 56 ethnies recensées en Chine. Principalement musulmans, parlant pour la plupart une langue apparentée au turc, ils représentent un peu moins de la moitié des 25 millions de personnes vivant au Xinjiang.
Camps de rééducation politique
Cette immense région de l’ouest est frontalière notamment de plusieurs pays d’Asie centrale.
Des organisations de défense des droits de l’Homme accusent la Chine d’avoir interné au Xinjiang, jusqu’à un million de musulmans, dans ce qu’elles appellent des camps de rééducation politique.
Pékin dément ce chiffre et parle de centres de formation professionnelle, destinés à aider la population à trouver un emploi et ainsi à l’éloigner de la tentation de l’islamisme et du terrorisme.
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