Ouïghours : une association appelle la France à reconnaître le « génocide » de cette minorité du nord-ouest de la Chine

Titelbild
Manifestation devant l'ambassade de Chine à Berlin, le 27 décembre 2019, sur les mauvais traitements infligés aux membres de la communauté ouïghoure. (Photo : JOHN MACDOUGALL/AFP via Getty Images)
Von 22 avril 2021

L’Institut ouïghour d’Europe, basé à Paris, a appelé le Président français Emmanuel Macron et le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian à « reconnaître le caractère génocidaire » des politiques de Pékin visant cette minorité du nord-ouest de la Chine.

« Les violences politiques extrêmes et systématiques, organisées, planifiées et perpétrées par les autorités chinoises contre les Ouïghours témoignent d’une intention de détruire, y compris biologiquement, les Ouïghours en tant que groupe à part entière. Elles sont constitutives d’un génocide selon les critères mis en avant dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, dont la Chine est un État signataire », écrit l’organisation de défense de la culture ouïghoure dans des courriers, transmis le 22 avril à l’agence France Presse (AFP), adressés au Président et au ministre des Affaires étrangères.

Estimant qu’aucune action « concrète » ne sera possible sans cette reconnaissance officielle, l’institut (IODE) demande aux autorités françaises de marcher dans les pas des États-Unis, dont le secrétaire d’État Anthony Blinken a repris la qualification de « génocide », ainsi que des Parlements canadien et néerlandais qui ont adopté des motions non contraignantes assimilant à un génocide la répression en cours au Xinjiang, région peuplée majoritairement de Ouïghours, minorité ethnique turcophone et principalement musulmane.

« Stérilisations massives et forcées »

Il les presse également d’actionner « tous les leviers » possibles, y compris celui des sanctions, « pour mettre fin à ce génocide », en dressant une liste des « violences politiques extrêmes » imputées à la Chine par « de nombreuses études académiques », des « enquêtes de presse détaillées » et « témoignages de plus en plus nombreux ».

Parmi ces violences, IODE dénonce « internements massifs », « stérilisations massives et forcées », « séparation des enfants ouïghours de leur famille (nombre estimé entre 700.000 et 800.000) », « surveillance totalitaire », « politiques d’éradication de l’identité ouïghoure » ciblant la langue, la culture, les sites religieux… Des experts estiment que plus d’un million de Ouïghours sont ou ont été détenus dans des camps de rééducation politique dans ce vaste territoire semi-désertique.

Pékin rejette le terme de camps d’internement et parle plutôt de « centres de formation professionnelle » destinés à aider la population à trouver un emploi et l’éloigner ainsi de l’extrémisme.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion