Paris: la nuit sur le pont des Arts, des riverains s’activent pour retirer les cadenas des touristes
Guy n’a de cesse d’enlever les antivols de vélos chargés de cadenas que de nombreux touristes ont plaisir à accrocher au niveau des lampadaires de certains lieux historiques de Paris. Au même titre que ramasser les papiers par terre, son action contribue au nettoyage du patrimoine.
Pour ôter les guirlandes de cadenas, cet habitant du VIe arrondissement de la capitale est devenu un expert en la matière. C’est un travail sans fin auquel il s’adonne sans relâche, la nuit, et ce depuis le premier confinement.
C’est « comme ramasser les déchets en bas de chez soi »
Armé entre autres d’une barre de fer et pourvu d’une grande dextérité, Guy se rend presque toutes les semaines sur le pont des Arts, classé au titre des monuments historiques et dont il se considère comme le défenseur, rapporte Le Parisien. Sur place, en utilisant sa barre de fer pour faire levier, il fait céder les antivols chargés de cadenas, tout en prenant soin de retenir ces derniers afin qu’ils ne finissent pas dans la Seine. Pour enlever ceux qui se trouvent en hauteur, un escabeau et une disqueuse sont nécessaires.
Ce Franco-Américain a entraîné dans son sillage d’autres personnes, notamment grâce à ses publications sur les réseaux sociaux. C’est le cas de Laurent, un père de famille estimant que « c’est une initiative saine et simple, comme ramasser les déchets en bas de chez soi ».
« Beaucoup de moyens pour un résultat faible »
Mais si Laurent prend les choses plutôt bien, d’autres en revanche s’agacent de « devoir faire le travail de la mairie ». Ils aimeraient qu’il y ait « une chasse au vendeur », d’autant plus « quand on voit les millions investis pour entretenir et faire des travaux ici », s’agacent-ils.
Cependant, malgré les actions menées par Guy et ses soutiens, les vendeurs en question poursuivent inlassablement leurs rituels. En effet, dès le lendemain, ceux-ci accrochent de nouveaux antivols sur lesquels ils ont pris la peine de positionner quelques cadenas dans le but d’inciter les touristes à faire de même.
Guy signale que depuis 2013, un seul homme « a le monopole de la vente de cadenas » sur le pont des Arts. Il dit même l’avoir « retrouvé sur des images de l’époque ». Mais cet individu donne bien du fil à retordre à Guy ainsi qu’aux policiers, sans oublier le maire de Paris Centre, à savoir Ariel Weil. Ceux-ci demandent régulièrement à ce vendeur indéboulonnable de quitter les lieux, en vain puisqu’une heure après, il est déjà de retour. « On va continuer de ne pas lui faire la vie facile, mais il faut beaucoup de moyens pour un résultat faible », se désole l’édile, impuissant face à ce phénomène.
« Le vrai romantisme, c’est l’amour du patrimoine »
Outre le fait d’avoir choqué certains touristes par son action, Guy reconnait également que ce travail lui a valu quelques réactions virulentes de la part de vendeurs de cadenas. Sur l’ancienne passerelle Solférino devenue aujourd’hui la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, il a été violenté par des marchands qui ont « envoyé [ses] outils dans la Seine », raconte-t-il au quotidien francilien. Raison pour laquelle depuis, il effectue désormais ce travail la nuit, une fois que les vendeurs de cadenas ont quitté les lieux.
Certains estiment que pour dissuader les gens de mettre des cadenas, il serait judicieux de placarder des panneaux interdisant cette pratique, que Guy considère comme « un peu bête » et « laide ». Pour lui « le vrai romantisme, c’est l’amour du patrimoine ».
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion