Paris : le magistrat Jean Cabannes renvoyé en procès pour agressions sexuelles

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(Photo : MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images)
Von 27 janvier 2022

Jean Cabannes, ex-membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et ex-administrateur du Sénat, est soupçonné de s’en être pris à des femmes dans le métro ou dans les rues de Paris. Il devra répondre d’agressions sexuelles devant le tribunal correctionnel de Paris. 

Les juges d’instruction chargés de cette enquête ont renvoyé le 21 janvier en procès Jean Cabannes âgé de 66 ans, pour ces faits commis entre janvier 2018 et février 2020 dans la capitale, ont indiqué jeudi des sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

« Nous attendons avec sérénité l’audience qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois », a réagi  son avocat Olivier Baratelli. « Il est dommage que ses anciennes fonctions au CSM aient pu nuire à un traitement impartial du dossier ».

Officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite, Jean Cabannes a été administrateur au Sénat de 1978 à 2019, occupant en particulier le poste de directeur de cabinet du président du Sénat entre 2005 et 2008, puis est entré au CSM en 2019. Ce père de trois enfants a démissionné de cette fonction en juin 2020, après avoir été mis en examen un mois plus tôt.

Une procédure de « plaider-coupable »

Les enquêteurs sont remontés jusqu’à lui après avoir fait le rapprochement entre les récits de quatre femmes de 21 à 55 ans, qui ont raconté à la police avoir été agressées par un homme âgé d’une soixantaine d’années, selon l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.

Trois d’entre elles ont relaté qu’un homme s’était approché d’elles sur la ligne 7 du métro et leur avait touché le sexe. La quatrième a elle été agressée dans la rue par un homme qui l’avait plaquée contre une porte et l’avait embrassée de force.

Les images de vidéosurveillance et une enquête de voisinage ont permis aux enquêteurs d’identifier Jean Cabannes.

Tout au long de l’enquête, il a contesté les faits, puis s’est dit prêt à accepter une procédure de comparution sur reconnaissance de culpabilité (CRPC), disant le faire « la mort dans l’âme » pour préserver notamment sa vie familiale.

Le recours à cette procédure de « plaider-coupable », à laquelle se sont opposées les victimes, a toutefois été écarté par les juges d’instruction qui ont décidé d’ordonner un procès.

 


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