Le Parti communiste chinois annonce la date de son 20e Congrès

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Xi Jinping, chef du Parti communiste chinois, prend la parole lors de la session d'ouverture du 19e Congrès du Parti communiste qui se tenait au Grand palais du Peuple, à Pékin, le 18 octobre 2017. (Kevin Frayer/Getty Images)
Von 31 août 2022

Le régime communiste chinois a annoncé qu’il tiendrait le 20e Congrès du Parti le 16 octobre. Ce conclave devrait se terminer par le couronnement de Xi Jinping pour un troisième mandat historique à la tête du Parti et du pays.

Quelque 2300 membres du Parti communiste chinois (PCC) se réuniront à Pékin, principalement à huis clos. L’événement, qui a lieu tous les cinq ans, se déroule généralement pendant environ une semaine.

Peu de changements sont attendus dans l’orientation politique générale du Parti. Les principaux résultats porteront essentiellement sur les remaniements de personnel au sein du PCC, ce qui devrait consolider l’influence de Xi Jinping.

Les délégués éliront environ 200 membres votants au Comité central du Parti et environ 170 suppléants à partir d’un groupe présélectionné.

Le premier plénum du nouveau Comité central, qui se tiendra le lendemain de la clôture du Congrès, sélectionnera dans ses rangs 25 membres du Politburo, l’organe décisionnel.

Il est important de noter qu’au moins deux membres du comité permanent du Politburo – les sept hommes qui détiennent la réalité du pouvoir en Chine – ont atteint l’âge prévu pour la retraite. Le remplacement du Premier ministre, Li Keqiang, qui doit prendre sa retraite en mars, sera également décidé.

Le Congrès offrira à Xi Jinping une nouvelle occasion de consolider son pouvoir en plaçant ses alliés aux postes de supervision de la politique économique, diplomatique, sécuritaire et sociale pour les cinq prochaines années.

Xi Jinping sous les projecteurs

Les médias d’État chinois ont décrit le prochain Congrès comme une « étape cruciale », ayant une « grande importance » pour l’avenir du Parti et, par extension, de toute la Chine. S’il est important, c’est surtout pour Xi Jinping.

Depuis son arrivée à la tête du PCC en 2012, il n’a cessé de consolider son pouvoir, renforçant sa position dans ce qui est officiellement décrit comme le « noyau » du PCC.

Alors que l’accumulation du pouvoir et l’élimination systématique de l’opposition par Xi Jinping ont déjà suscité des comparaisons avec l’ancien dictateur Mao Zedong qui a régné sur la Chine communiste de 1949 jusqu’à sa mort en 1976, le troisième mandat de Xi à la tête du PCC et de l’État romprait avec la limite constitutionnelle établie par ses prédécesseurs. Selon cette norme, il devrait se retirer après deux mandats complets. Toutefois, une telle norme est caduque depuis 2018, lorsque Xi Jinping a supprimé de la Constitution la limite de deux mandats.

On s’attend à ce que Xi Jinping exerce un contrôle pratiquement incontesté sur les nominations clés et les directives politiques au cours du Congrès, et qu’il continue à défendre sa vision du soi-disant « rajeunissement de la nation chinoise ».

Dans le cadre de cette vision, il a jusqu’à présent activement contesté et réécrit les formes plus traditionnelles du maoïsme, promouvant sa propre « pensée de Xi Jinping » – et ce, allant jusqu’à faire en sorte que la remise en question de ses réformes soit considérée comme un problème pour la stabilité nationale.

« Le Congrès portera haut la grande bannière du socialisme aux caractéristiques chinoises, maintiendra le marxisme-léninisme, la Pensée de Mao Zedong (…) et mettra en œuvre de manière approfondie la Pensée de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère », a annoncé Xinhua, l’agence de presse d’État chinois.

L’agression communiste devrait se poursuivre

Si Xi Jinping parvient à consolider le pouvoir et à obtenir son troisième mandat, il est peu probable que l’agressivité croissante du régime soit tempérée.

Sous la direction de Xi Jinping, l’État-parti chinois s’est affirmé sur la scène mondiale, imposant la Chine et sa stratégie de domination mondiale comme une alternative à l’ordre mondial libéral et menant des campagnes étrangères de plus en plus agressives – notamment des opérations d’espionnage massives dans les pays occidentaux.

Cependant, après le 20e Congrès, Pékin devra faire face à un ralentissement économique prolongé, à sa politique envers le Covid-19 et à la détérioration de ses relations avec l’Occident.

La question de Taïwan, que Xi Jinping a identifiée comme un problème crucial qu’il est déterminé à résoudre pendant son règne, sera également sous les projecteurs.

Xi Jinping a juré d’unir Taïwan à la Chine par tous les moyens nécessaires, et il a déjà réprimé la dissidence au Tibet, au Xinjiang et à Hong Kong.

Bien que le PCC ne soit pas susceptible de lancer une invasion militaire de Taïwan dans un avenir immédiat, nombreux sont ceux qui pensent que les récents exercices militaires chinois sans précédent autour de Taïwan servaient de préparation à une telle invasion.

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