Pass vaccinal : les députés valident le projet de loi en première lecture

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L'Assemblée nationale à Paris. (Photo : LIONEL BONAVENTURE/AFP via Getty Images)
Von 6 janvier 2022

Après trois jours de débats tumultueux, alimentés par des propos controversés d’Emmanuel Macron, prêt à « emmerder » les non-vaccinés, l’Assemblée nationale a adopté ce jeudi au petit matin en première lecture le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal.

Annoncé mi-décembre par l’exécutif face à l’épidémie de Covid-19- maladie causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois) -, le texte a été approuvé à 5H25 par 214 voix pour, celles de la majorité et d’une partie des LR (Les Républicains) et du PS (Parti socialiste). Ils ont été 93 députés à se prononcer contre, dont la gauche de la gauche, le RN(Rassemblement National), et 3 dissidents LREM (La République En Marche). Vingt-sept se sont abstenus.

Le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat dominé par la droite en début de semaine prochaine, pour une entrée en vigueur que le gouvernement voulait au 15 janvier mais qui devrait être repoussée de quelques jours.

Statut vaccinal pour les plus de 12 ans

Il faudra alors aux plus de 12 ans pouvoir justifier d’un statut vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé.

Parmi leurs amendements de retouche, les députés ont repoussé de 12 à 16 ans la nécessité d’un pass vaccinal pour les sorties scolaires et activités péri et extrascolaires.

La dernière nuit de discussions a avancé cahin-caha, avec quelques éclats de voix sur le pass sanitaire dans les meetings ou la situation outre-mer.

28 pour, 24 contre et 22 abstentions

Les députés LR, qui se sont finalement divisés sur le vote d’ensemble du projet de loi (28 pour, 24 contre, 22 abstentions), ont annoncé qu’ils saisiraient le Conseil constitutionnel sur ce point des contrôles.

Le Premier ministre Jean Castex était venu lui-même mercredi après-midi demander aux parlementaires d’accélérer, après le blocage, voire selon LFI (La France Insoumise) la « crise », provoqués par les propos d’Emmanuel Macron.

« Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie », a clamé le chef de l’État dans un entretien au Parisien mardi.

Un « populisme froid et calculateur »

« Excusez-vous » des « propos indignes » du Président, lui avait intimé la patronne des Insoumis à l’Assemblée, Mathilde Panot. Chef de file des députés LR, Damien Abad avait critiqué un « populisme froid et calculateur » de la part du chef de l’État.

La candidate de LR à la présidentielle Valérie Pécresse a elle accusé Emmanuel Macron de faire « de la diversion avec ses phrases », dans un entretien à La Provence.

Environ 53% des Français ont dit avoir été « choqués » par les propos d’Emmanuel Macron, et 47% « pas choqués », selon un sondage Elabe publié mercredi soir.

La députée et candidate à la présidentielle Marine Le Pen a estimé que l’exécutif voulait « condamner à une mort sociale » les non-vaccinés, tandis que le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s’élevait contre des mesures « des plus liberticides ».

Jean Castex aura à nouveau l’occasion de s’exprimer, jeudi à 8H30 sur RMC et BFMTV.

 


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