Pays-Bas: le fumier contaminé au fipronil est un casse-tête pour les éleveurs
Des tonnes de fumier de poule contaminé se trouvent encore dans les centaines d’élevages de volaille néerlandais, durement touchés par l’affaire des oeufs contaminés à l’insecticide fipronil qui a touché l’Europe entière cet été.
« Les éleveurs de volaille n’ont aucune solution pour se débarrasser du fumier contaminé, eux qui sont déjà au bord du gouffre financier à cause de la crise du fipronil », s’est insurgé mercredi Hennie de Haan, présidente de l’Association nationale des éleveurs de volaille NVP.
Plus de deux mois après le début de la crise et les premiers bloquages des élevages touchés, des tonnes de fiente de poule contaminée attendent toujours d’être évacuées.
Ce fumier constitue un véritable casse-tête, car il ne peut pas être traité normalement mais doit être brûlé par deux entreprises de destruction spécialisées, dont les capacités se révèlent insuffisantes.
« La situation est en train de devenir ingérable : les éleveurs sont au bord de la faillite et se sentent totalement abandonnés par les autorités », a déclaré à l’AFP Hennie de Haan, pour qui une solution temporaire consisterait à stocker le fumier contaminé dans de grands hangars.
« Mais les éleveurs n’ont pas reçu un centime d’euros d’aides depuis le début de la crise », a-t-elle regretté.
En août, des millions d’oeufs avaient été détruits et retirés des rayons dans les supermarchés à travers l’Europe, l’affaire ayant même atteint Hong Kong.
Des dizaines d’élevages de volaille avaient été bloqués après la découverte de la contamination au fipronil, un insecticide utilisé pour les animaux de compagnie mais dont l’utilisation est interdite dans l’Union européenne sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire.
« 267 élevages sont toujours bloqués », a indiqué Hennie de Haan, et « au moins 3,2 millions de poules contaminés ont été abattues ».
Deux néerlandais gérants d’une société de désinfection soupçonnés d’avoir utilisé le fipronil frauduleusement dans les élevages, arrêtés le 10 août, ont été remis en liberté mercredi dans l’attente de leur procès.
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