Affaire Grégory : la justice convoque sa grand-tante et envisage de la mettre en examen

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lLs rives de la Vologne dans le village de Lépanges-sur-Vologne, dans l’est de la France, où Grégory Villemin a été assassiné il y a 25 ans, et dont le corps avait été retrouvé dans la rivière.(Photo JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP via Getty Images)
Von 18 juin 2025

Plus de 40 ans après le meurtre du petit Grégory Villemin, la justice a ordonné mercredi un nouvel interrogatoire de sa grand-tante, soupçonnée dans cette affaire emblématique d’avoir rédigé une lettre du corbeau, et envisage de la mettre en examen.

Jacqueline Jacob, 80 ans, sera convoquée en vue d’une possible mise en examen pour « association de malfaiteur criminelle », a annoncé le procureur général près la cour d’appel de Dijon, Philippe Astruc, dans un communiqué.

Cette audition « ne devrait pas intervenir avant quelques mois », a-t-il précisé.

Interpellée en juin 2017

Jacqueline Jacob, qu’une expertise en graphologie a désigné comme l’auteur d’une lettre anonyme menaçante adressée en 1983 aux parents du petit Grégory, avait déjà été interpellée en juin 2017, avec son époux Marcel.

Elle avait gardé le silence lors de son audition et avait été mise en examen avec son mari pour « enlèvement et séquestration suivie de mort ». Mais les poursuites visant le couple avaient ensuite été annulées pour vice de forme.

Depuis, de nouvelles expertises ont eu lieu et la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon, qui supervise le dossier depuis 2008, a listé en début d’année tous les « éléments qui concernent Jacqueline Jacob », rapporte le procureur général, sans donner de détails.

Le parquet général a estimé que ces éléments « ne suffisaient pas » à la poursuivre pénalement, précise-t-il.

Après une audience le 9 avril, la chambre de l’instruction a rendu mercredi un arrêt contraire : elle demande à son président de « procéder à l’interrogatoire » de Mme Jacqueline Jacob et « envisager sa mise en examen sous la qualification d’association de malfaiteur criminelle », selon le communiqué du procureur.

Les parents du petit Grégory, « Jean-Marie et Christine Villemin ont appris la décision de la cour d’appel ce mercredi avec une très forte émotion et une grande reconnaissance envers la justice », a commenté leur avocat François Saint-Pierre.

« Ils participeront bien sûr à toutes les audiences et l’éventuel procès en cours d’assises pour que toute la vérité soit dite sur l’assassinat de leur enfant il y a plus de 40 ans », a-t-il encore dit à l’AFP.

En revanche, l’avocat des époux Jacob a estimé qu’il s’agissait d’une « non information » : le parquet général « dit qu’il n’y a pas de charge, que ça ne vaut rien, (…) qu’il n’y a rien de neuf », a souligné Me Stéphane Giuranna, se disant « serein » à ce stade.

Rappel des faits

Grégory Villemin, 4 ans, a été retrouvé ligoté le 16 octobre 1984 dans une rivière des Vosges. « Voilà ma vengeance – Pauvre con » : le jour-même, une lettre anonyme est adressée au père par un « corbeau » qui harcèle depuis plusieurs années la famille.

Bernard Laroche, un cousin du père, est rapidement mis en cause sur la base d’accusations de sa belle-soeur, une adolescente de 15 ans, qui reviendra ensuite sur ses propos. Inculpé d’assassinat et écroué, il est remis en liberté mais Jean-Marie Villemin, convaincu de sa culpabilité, le tue en mars 1985.

La mère de Grégory, Christine Villemin, sera à son tour poursuivie, avant de bénéficier d’un non lieu.

Le couple s’est ensuite battu pour obtenir une réouverture de ce dossier qui a passionné la France.



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