Plus de trois millions d’entrées pour « Un p’tit truc en plus » : une belle revanche pour Artus, après le rejet de son film

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L'acteur et humoriste français Victor Artus Solaro alias Artus, au Palais Brogniart à Paris, le 11 février 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)
Von 21 mai 2024

L’humoriste, acteur et réalisateur Artus n’imaginait pas que son film Un p’tit truc en plus, allait connaître un tel succès. En trois semaines seulement, le long métrage a dépassé les trois millions d’entrées au cinéma, avec notamment de très bons chiffres d’entrées en province.

Sur le plateau de « C à Vous » ce lundi 20 mai, Artus a raconté les déboires que son film a connu avant de triompher dans les salles noires. Des producteurs lui ont en effet mené la vie dure, refusant cette comédie dont le thème principal est le handicap.

« On est aux anges ! On vous aime ! Merci du fond du cœur »

« 3 MILLIONS ! MERCI ! On est aux anges ! On vous aime ! Merci du fond du cœur », a réagi sur Instagram ce dimanche le réalisateur. Mais si Un p’tit truc en plus a conquis le cœur du public, ce n’est certainement pas en raison de son budget, son montant étant de 6,4 millions d’euros, précise Le Parisien. Par ailleurs, la plupart des acteurs, porteurs de handicap mental, ne sont donc pas des comédiens professionnels et encore moins de grandes stars du cinéma. « Il y a onze acteurs en situation de handicap et quatre classiques, quatre chiants on va dire », a plaisanté Artus sur France Inter le 11 mai dernier, précisant que ces derniers étaient lui-même, Clovis Cornillac, Alice Belaïdi et Céline Groussard.

Pour autant, le solide bouche-à-oreille a largement contribué à l’engouement du public pour cette comédie racontant l’histoire remplie de tribulations d’un braqueur qui s’infiltre dans une colonie de vacances pour handicapés. Artus estime à ce propos que son film « fait du bien » dans cette époque « un peu anxiogène ». De plus, il permet de découvrir « une population qu’on ne voit pas souvent » à l’écran.

« Non mais on n’a pas envie de les voir, moi ils me font peur »

Le handicap est, pour Artus, un thème qui lui tient à cœur depuis de nombreuses années. Malgré cet engagement, il a eu bien des maux à convaincre les producteurs. « C’est encore un sujet qui malheureusement dérange », a-t-il admis au micro de « C à Vous ». Artus a pointé « la façon dont on l’a refusé ». « Il y a des gens qui m’ont vraiment dit : ‘Non mais on n’a pas envie de les voir, moi ils me font peur.’ J’ai vraiment eu des choses où on s’est dit : ‘Waouh on peut encore dire ça en 2024.’ »

Cette comédie est le troisième plus gros succès de l’année 2024, devançant des blockbusters comme Dune, deuxième partie, sorti en février dans deux fois plus de salles, ou Kung Fu Panda 4. Et c’est précisément ce qui réjouit Artus, qui a souligné : « Ce qui est bien c’est que c’est une petite production, un petit distributeur, et ça rend l’histoire encore plus belle. Nous ne sommes que des petits et nous sommes devant La Planète des singes, devant Dune, devant Barbie, devant Oppenheimer. »

Les quinze principaux acteurs de cette comédie monteront les marches au festival de Cannes ce mercredi 22 mai. Mais là encore, Artus s’était agacé de voir que beaucoup de grandes marques de luxe refusaient de les habiller, prétextant « des histoires de quotas ». « Je pense que c’est toujours plus élégant pour une marque d’habiller Brad Pitt », plutôt que d’habiller « Artus et encore plus des acteurs en situation de handicap », a également signifié le réalisateur de 36 ans sur France Inter, assurant que ce n’était « pas grave » car les costumières du film allaient « leur faire de très beaux costumes ». Finalement c’est l’enseigne Kering qui a été choisie par l’équipe du film.



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