Plusieurs suicides à La Poste, une enquête pour homicide involontaire est ouverte
Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire aggravé après deux suicides et une tentative de suicide d’employés de La Poste dans le Rhône, en 2017 et 2018, a déclaré vendredi le parquet de Lyon.
Un juge d’instruction supervise des investigations pour « homicide involontaire aggravé par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence dans le cadre du travail, blessures involontaires dans le cadre du travail, harcèlement moral au travail et mise en danger de la vie d’autrui », a précisé le parquet à l’AFP, confirmant une information de Mediapart.
« Aucune mise en examen n’est intervenue à ce stade », a-t-il précisé.
Selon Mediapart, l’inspection du travail a effectué un signalement auprès de la justice après les suicides d’un postier et d’une postière ainsi que la tentative de suicide d’un postier en l’espace de onze semaines entre fin 2017 et 2018. Les trois étaient employés sur la plateforme de préparation et de distribution du courrier de Corbas, dans la métropole de Lyon, alors en pleine réorganisation, et se trouvaient en arrêt maladie au moment des faits, précise le site d’investigation.
Un contexte « pathogène »
Le site de Corbas entamait sa deuxième réorganisation des tournées de distribution du courrier en seulement deux ans, et ces refontes avaient eu des conséquences directes sur les conditions de travail et de santé des employés, selon une expertise indépendante du cabinet Secafi, datée de 2019 et que Mediapart s’est procurée.
L’inspection du travail avait quant à elle qualifié de « pathogène » le contexte sur la plateforme, et vu dans l’absence de réaction de l’entreprise une possible « mise en danger d’autrui », selon Mediapart.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion