Le poisson-mandarin est magnifique et multicolore, mais il ne faut surtout pas le toucher

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Von 29 mars 2021

L’éblouissant poisson-mandarin multicolore est certainement un candidat non négligeable au titre de plus beau poisson des mers, mais il faudrait pas se laisser méprendre par son charme. Ce superbe spécimen vivant dans l’eau salée cache un épouvantable poison, ce qui le rend aussi attrayant que dangereux.

Ce poisson dégage une odeur nauséabonde unique qui l’a rendu célèbre auprès des passionnés des fonds marins ; un poison régulièrement observé par les scientifiques. Cette pestilence n’est pas fortuite, pas plus que ses épines, car le poisson-mandarin, ou poisson-cachemire, en a besoin pour se protéger, étant dépourvu de l’un des moyens de défense les plus élémentaires dont dispose normalement tout individu de son espèce : des écailles.

La peau multicolore du Synchiropus splendidus, de son nom latin, rayée de bleu et d’orange, contient deux sécrétions distinctes, selon l’Australian Geographic. La première est un mucus épais qui protège le poisson sans écailles des éléments extérieurs ; la seconde sécrétion contient une toxine dont l’odeur est horrible.

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Le corps du poisson, long de 7,5 cm, est également recouvert de minuscules épines qui peuvent injecter son mucus toxique à quiconque essaye de l’attraper ou de le manger, y compris les humains. Ce mucus peut être dangereux s’il est injecté dans une plaie ouverte. C’est pourquoi le poisson-mandarin ne figurera jamais au menu des restaurants de fruits de mer.

Appartenant à la famille des dragonnets (aussi connus sous le nom de Callionymidés), le poisson-mandarin vit dans les lagons et les récifs côtiers de l’océan Pacifique, entre les îles Ryukyu du Japon et l’Australie. C’est l’une des deux espèces confirmées capables de produire ses propres protéines pigmentaires bleues, dites cyanophores. L’autre est son cousin, le mandarin psychédélique (Synchiropus picturatus).

Il existe d’autres animaux de couleur bleue, mais contrairement à lui, ces animaux utilisent des couches de cristaux incolores qui reflètent la lumière bleue, ils ne la produisent pas.

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Le poisson-mandarin a également une danse d’accouplement très élaborée quand il est à l’état sauvage. Un mâle amuse plusieurs femelles avant d’en courtiser une, puis les deux nagent ensemble et exécutent leur propre danse nuptiale.

En l’absence d’écailles, n’importe quel prédateur pourrait causer de graves blessures sans trop d’efforts, de sorte qu’être le moins appétissant possible est son meilleur atout pour survivre.

En dépit de son odeur très utile, si peu ragoûtante, le poisson-mandarin reste un des favoris des aquariophiles. À noter que c’est un locataire fragile en aquarium, car il s’alimente de manière très spécifique.

S’il évolue dans un espace restreint, il faudra lui donner de la nourriture vivante, des copépodes, nous explique-t-on sur le site The Spruce Pets. Il devra être sevré en douceur avec des crevettes Mysis congelées, puis, à terme éventuellement, des granulés.

Heureusement pour lui, c’est aussi un de ces animaux qu’on aimera toujours contempler de loin et qui ne finira jamais dans nos assiettes.



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