Polaris 25 : un vaste exercice aéro-maritime entre la France et ses alliés

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Des soldats des forces terrestres débarquent d'une barge sur une plage dans le cadre de l'opération POLARIS 25, à Plouhinec le 12 juin 2025. L'opération POLARIS 25 rassemble quelque 3000 soldats de plus de 10 pays différents, 20 navires de guerre, une force opérationnelle de l'OTAN et plus de 40 avions. (LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)
Von 13 juin 2025

Avions abattus, bateaux torpillés, attaques de drones ou de nageurs de combat : quelque 3000 militaires et des navires représentant au total neuf nations participent depuis la mi-mai près des côtes françaises à un exercice qui se veut le plus réaliste possible pour se préparer au combat naval de haute intensité.

« Ce n’est pas un exercice scénarisé, il se déroule dans des conditions très proches de ce à quoi les forces seraient confrontées », a insisté vendredi lors d’une conférence de presse le contre-amiral français Jean-Michel Martinet, directeur et « arbitre » de ces grandes manœuvres.

« Du 12 mai au 15 juin, plus de 20 bâtiments de surface et 40 aéronefs seront donc engagés en Atlantique et dans la Manche, sans compter la mobilisation de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air et de l’Espace à travers des moyens complémentaires », décrit le ministère des armées.

Préparer la Marine nationale à un « combat de haute intensité »

L’objectif est selon lui « de préparer la Marine nationale à être immédiatement engagée dans du combat de haute intensité avec tout ce que cela suppose dans le contexte actuel ». Il s’agit notamment de « faire face à des menaces technologiques toujours plus performantes » et d’utiliser toutes les facettes du combat, comme la lutte cyber ou d’influence sur les réseaux sociaux, « en simulant ce qui se passerait dans les opinions publiques ».

Des officiers de la Marine nationale et des forces terrestres françaises dirigent les opérations sur la passerelle du porte-hélicoptères « Dixmude » de classe Mistral, navire amiral de la flotte, dans le cadre de l’opération POLARIS 25 (Préparation opérationnelle en lutte aéromaritime, résilience, innovation et supériorité), à Plouhinec le 12 juin 2025. (LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)

Baptisé Polaris 25 (pour Préparation opérationnelle en lutte aéromaritime, résilience, innovation et supériorité), l’exercice a commencé par une simulation d’actions offensives « hybrides » contre des bases militaires à Brest et à Cherbourg.

La deuxième phase, qui s’achèvera samedi ou dimanche en fonction de l’évolution des combats fictifs, a opposé en mer et sur les côtes une « force amphibie interalliée » composée de cinq porte-hélicoptères amphibies et de leurs escorteurs, la « force bleue », à une « force rouge » adverse de force équivalente, comprenant notamment un sous-marin nucléaire d’attaque.

L’exercice a également pour objectif de « renforcer notre interopérabilité avec les participants, à savoir : Allemagne, Brésil, Espagne, États-Unis, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni », selon l’Armée. Le groupe naval permanent de l’OTAN en Méditerranée constituait l’une des deux forces engagées dans cet exercice.

Des membres de l’équipage médical des forces terrestres françaises prennent en charge des soldats simulant des blessures, dans le cadre de l’opération POLARIS 25, à Plouhinec le 12 juin 2025. (LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)

« Tous les coups portés à l’adversaire doivent être létaux »

Pour renforcer le « réalisme », Polaris 25 simulait les temps de ravitaillement et de réarmement et prenait en compte les avaries virtuelles subies par certains navires pour leur infliger des handicaps. Ils pouvaient même être totalement retirés de l’exercice s’ils étaient torpillés.

Un débarquement a même eu lieu cette semaine dans le Morbihan entre Quiberon et Lorient, avec fantassins et blindés.

Des soldats des forces terrestres françaises marchent sur une dune après avoir débarqué de navires porte-avions dans le cadre de l’opération POLARIS 25, à Plouhinec le 12 juin 2025. (LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)

Selon le contre-amiral Yann Bied-Charreton, adjoint au commandant de la zone maritime Atlantique et « force bleue » durant l’exercice, « plusieurs bâtiments ont coulé » chez chaque protagoniste « avec des scénarios où des bâtiments ont coulé dans une zone de combat. »

Pour lui, Polaris 25 a permis « pas mal de retours d’expérience », notamment « l’importance de la puissance de feu ». « Tous les coups portés à l’adversaire doivent être létaux » pour éviter « une frappe de rétorsion », a-t-il expliqué.



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