Pour Emmanuel Macron, l’immigration pose avant tout un problème de « traitement des données » que l’IA pourrait résoudre
Le président Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’immigration, un sujet hautement sensible en France, posait surtout un problème technologique de « traitement des données » et suggéré d’utiliser l’intelligence artificielle pour le régler.
« Quel est le principal problème qu’on a sur l’immigration ? C’est très peu un problème de principes, c’est un problème de capacités de traitement de données », a-t-il lancé, lors d’un échange avec des entrepreneurs au salon VivaTech, plus grand salon européen de la tech. « On a beaucoup de gens qui arrivent, on a des règles qui sont anciennes et on les traite comme au début du 20e siècle, a déploré le chef de l’État. « Utilisons l’intelligence artificielle et les technologies pour traiter beaucoup plus vite les données ! Il y aura beaucoup moins de fraudes, on embauchera beaucoup moins de gens et on ira beaucoup plus vite », a-t-il martelé.
Le gouvernement français tente depuis plusieurs mois de trouver un compromis sur un projet de loi sur l’immigration. Les Républicains (droite), qui détiennent les clés du Sénat, ont déposé la semaine dernière une deuxième proposition de loi sur l’immigration, à la ligne très dure, après une première qui proposait de modifier la Constitution pour contourner les traités internationaux.
Plusieurs dizaines d’organisations de défense des exilés ont, de leur côté, appelé le gouvernement à ne pas « s’aligner » sur ces propositions qualifiées de « surenchère sécuritaire ».
OGM, robotisation, et maintenant IA
Emmanuel Macron a invité plus largement les services publics à « s’approprier ces nouveaux usages pour être beaucoup plus efficace, faire des économies et avoir un meilleur service ». Il a aussi appelé à un débat public sur l’intelligence artificielle et les peurs qu’elle peut susciter. Une mission se penchera d’ici la fin de l’année sur ses « impacts économiques et sociaux », a-t-il dit sans plus de précisions.
« On peut avoir dans notre pays de la réticence ou des craintes, qu’ils faut d’ailleurs savoir entendre, sur le changement », a-t-il noté, en rappelant celles suscitées par les OGM ou la robotisation.
« Nous sommes un pays qui a robotisé beaucoup moins que nos voisins parce qu’il y a eu cette peur sociétale, sociale (..) Il faut surtout éviter cela sur l’intelligence artificielle », a-t-il insisté. « Si ça va peut-être bousculer certains emplois existants, ça (va) peut-être préserver sur notre sol des emplois qui sinon iraient à l’autre bout du monde », a-t-il insisté.
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