Pourquoi les Français font-ils de moins en moins confiance aux médias ?

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Une baisse de confiance dans les médias a été observée en 2015. (DAMIEN MEYER/AFP/Getty Images)
Von 8 février 2016

Le baromètre 2016 La Croix/TNS Sofres publié la semaine dernière montre une baisse de confiance des Français envers les médias. En cause, une remise en question de l’indépendance des journalistes, une baisse de la qualité de l’information et des sujets sur-representés par rapport à d’autres.

Une qualité de l’information remise en question

Selon le sondage TNS Sofres, la radio reste le média le plus crédible pour 55% des Français (-8% par rapport à 2015), devant la presse papier à 51% (-7%) et la télévision à 50% (-7%), tandis que seulement 31% (- 8%) font confiance à Internet.

Les Français pointent du doigt la ligne éditoriale des médias et la sur-représentation des actualités d’importance secondaire : 69% des sondés considèrent par exemple que les médias ont « trop parlé » de l’affaire Valbuena, 56% du scandale de la FIFA et 53% du score du FN aux élections régionales. À l’inverse, 44% d’entre eux estiment que les médias n’ont pas assez parlé de la réforme du collège ou de l’actualité internationale.

Sur l’indépendance des médias

Dans un autre répertoire, les Français portent un regard critique sur le travail des journalistes. Pour 64% d’entre eux (+6% par rapport à 2015), les journalistes ne sont pas indépendants face aux pressions des partis politiques et du pouvoir et pour 58% (+5%) face aux pressions de l’argent.

64% des Français pensent que les journalistes ne sont pas indépendants.– Sondage TNS Sofres

Patrick Bloch, président de la commission de la culture à l’Assemblée nationale, souhaite en cela mieux protéger les journalistes des pressions de leur direction en ajoutant dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, un article stipulant que « tout journaliste a le droit de refuser toute pression, de refuser de signer un article, une émission, partie d’émission ou une contribution dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté », peut-on lire sur le site de l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM). Un texte de loi qui devra aussi prendre en compte la collusion des journalistes eux-mêmes avec certaines formes de pouvoir et de rémunération.

Pour encadrer cela, le député souhaite généraliser des comités d’éthique au sein de toute chaîne de télévision et radio « diffusant des émissions d’information politique et générale ». Ces comités devront garantir « l’honnêteté, l’indépendance, le pluralisme de l’information et des programmes ».

Redonner confiance dans les médias

Grâce à des initiatives telles que « Informer n’est pas un délit » promue par Élise Lucet en 2015, la directive européenne sur le secret des affaires semble avoir infléchi sa décision de prévaloir les intérêts économiques des multinationales sur le travail d’investigation des journalistes. Un signal positif pour redonner confiance aux Français et rappeler que l’information est vitale quand elle touche à l’intérêt général des citoyens – scandale du médiator, de la viande contaminée, etc.

« La France est attachée profondément à la liberté de la presse, et donc à l’indépendance des médias », soulignait le ministre de l’Économie Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse le 28 janvier, soutenant l’initiative parlementaire visant à mieux protéger les journalistes face aux pressions économiques.



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