Poutine est prêt à entamer des négociations de paix avec l’Ukraine, mais donne la priorité à ses propres objectifs

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à g.), le 26 mars 2025, et son homologue russe Vladimir Poutine, le 14 mars 2025 (Ludovic Marin, Aleksey Babushkin/AFP via Getty Images)
Von 21 juillet 2025

Le président russe Vladimir Poutine a signalé être prêt à négocier la paix avec l’Ukraine, mais Moscou donnera la priorité à ses propres objectifs, a annoncé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, le 20 juillet.

S’exprimant dimanche à la télévision d’État, M. Peskov a déclaré que le discours parfois « dur » de Donald Trump était devenu normal pour une grande partie du monde. Il a également souligné que M. Trump avait réitéré dans ses commentaires sur la Russie que son objectif était de conclure un accord de paix.

« Le président Poutine a exprimé à plusieurs reprises son souhait de parvenir à un règlement pacifique du conflit ukrainien dès que possible. Il s’agit d’un long processus, qui demande des efforts et qui n’est pas facile », a indiqué M. Peskov au journaliste de la télévision d’État Pavel Zaroubine.

« L’essentiel pour nous est d’atteindre nos objectifs. Nos objectifs sont clairs. »

Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec M. Poutine le 3 juillet au sujet d’un éventuel cessez-le-feu avec l’Ukraine.

« Je n’ai fait aucun progrès avec lui », a déclaré le président américain aux journalistes après cet entretien.

Il a ajouté qu’il n’était « pas satisfait » de l’avancement vers un éventuel accord de cessez-le-feu.

Alors que le Pentagone avait initialement déclaré qu’il suspendrait certaines livraisons d’armes à l’Ukraine pendant qu’il procédait à un « examen des capacités », Donald Trump a fait marche arrière.

Le 14 juillet, il a déclaré qu’il adopterait une position plus ferme envers la Russie et a proposé une nouvelle aide militaire à l’Ukraine, notamment des systèmes de défense antimissile Patriot.

Le locataire de la Maison-Blanche a également annoncé qu’il imposerait des « tarifs douaniers secondaires » de 100 % à la Russie si Poutine refusait d’accepter un cessez-le-feu avec l’Ukraine dans les 50 prochains jours. Cette mesure ajouterait une couche supplémentaire de droits de douane à tous les pays qui achètent du pétrole et de l’énergie russes, y compris la Chine et l’Inde.

La semaine dernière, l’Union européenne a approuvé une nouvelle série de sanctions contre la Russie, dont des mesures punitives visant directement le secteur énergétique de Moscou.

Le 19 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé une nouvelle série de pourparlers de paix avec la Russie – et ce, après les deux séries qui se sont tenues en Turquie au début de l’année. Les négociations de paix initiales n’ont pour l’instant abouti à aucun progrès.

« Le dialogue avec la partie russe sur l’échange de prisonniers se poursuit – nous continuons à mettre en œuvre les accords conclus lors de la précédente réunion à Istanbul », a écrit M. Zelensky samedi sur sa messagerie officielle Telegram. « Notre équipe travaille actuellement sur un autre échange. »

Le secrétaire du conseil national de Sécurité et de Défense de l’Ukraine, Roustem Oumerov, qui a mené les premières séries de négociations, a proposé à la Russie une nouvelle rencontre, a indiqué M. Zelensky, qui a ajouté qu’il souhaitait rencontrer directement M. Poutine.

« Une rencontre au niveau des dirigeants est nécessaire pour garantir une paix durable – une paix vraiment durable. L’Ukraine est prête pour une telle rencontre », a-t-il souligné.

« Le rythme des négociations doit être accéléré. Nous devons tout mettre en œuvre pour parvenir à un cessez-le-feu. Et la partie russe doit cesser d’éviter de prendre des décisions. »

Lors du précédent cycle de négociations menées en juin, Moscou a insisté sur une liste d’exigences strictes pour mettre fin à la guerre, en particulier à la reddition par l’Ukraine de quatre provinces du sud-est où les forces russes maintiennent un contrôle partiel.

Ces concessions territoriales, qui n’incluent pas la Crimée annexée par la Russie en 2014, signifieraient l’annexion additionnelle d’environ 15 % de ce que l’Ukraine considère comme son territoire souverain.



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