« Pratiquement impossible » de repérer les djihadistes dans la foule de migrants, avouent les autorités grecques

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Les travailleurs humanitaires font des signes à un bateau de migrants qui, après la traversée en provenance de Turquie, accoste sur l'île grecque de Lesbos le 17 novembre 2015, à Sikaminias en Grèce (Carl Court/Getty Images)
Von 26 novembre 2015

Les autorités grecques ont reconnu qu’il est « pratiquement impossible » de détecter des djihadistes infiltrés dans le flot de migrants qui arrivent en Europe, sans signalement préalable des services de renseignement.

« Lorsque les personnes que nous enregistrons ne sont pas déjà inscrites dans les bases de données, il nous est presque impossible, de les repérer », avertit Dimitris Amountzias, le capitaine de police responsable de la Moria – le principal camp d’enregistrement de l’île grecque de Lesbos. Les commentaires du capitaine ont été rapportés par l’agence de presse AFP.

Des dizaines de migrants, de réfugiés et de personnes dans des situations autres, font la queue pour la collecte de leurs empreintes digitales, la prise de photo et pour être interrogés par les autorités européennes. Selon l’AFP, les djihadistes ont réussi à contourner avec facilité les contrôles de sécurité apparemment poussés, de l’agence européenne des frontières.

Ahmad al-Mohammad n’a été identifié comme terroriste qu’après son passage. Il avait procédé à une prise d’empreinte, lors de son enregistrement au centre de traitement en Grèce. Son statut est devenu celui d’un réfugié en fuite.

Dans un autre rapport, l’AFP révèle la déclaration d’un autre fonctionnaire européen : « dans tous les cas, cela prouve que le flux incontrôlé de migrants pose un risque unique à la sécurité européenne. Nous ne savons tout simplement pas qui entre sur notre territoire ».

« Le flux incontrôlé de migrants présente un risque sans égal pour la sécurité européenne », affirme un expert en sécurité européenne à l’agence de presse.

La semaine dernière, sur la chaine France 24, les autorités françaises ont reconnu qu’au moins deux des suspects dans les attentats du 13 novembre à Paris étaient passés par la Grèce comme réfugiés fuyant la guerre en Syrie. L’un des assaillants avaient « été formellement identifiés comme étant la personne dont les empreintes correspondent à celles de la vérification en Grèce » a confirmé le procureur de Paris, François Molins.

Et le cerveau des attentats, le belge Abdelhamid Abaaoud, est entré en Europe en passant par la Grèce, avant de retourner en Syrie sans être repéré, ont ajouté les autorités françaises. Il a été tué mercredi dernier, dans un assaut donné avant l’aube, dans un appartement de Saint-Denis en banlieue parisienne

De son côté, le gouvernement grec a réfuté vendredi, la thèse selon laquelle Abaaoud aurait effectué plusieurs aller-retour entre la Syrie et l’Europe en passant par leur pays. Dans un communiqué, le ministre Grec de la Protection du Citoyen a affirmé : « à la date d’aujourd’hui, aucune source ne nous a fourni quelque preuve que ce soit qui accrédite cette allégation ».

Dans tous les cas de figure, « le flot incontrôlé des migrants pose un problème unique pour la sécurité européenne », explique un expert en sécurité européenne à l’AFP.

Jeudi dernier, le Premier ministre français Manuel Valls a averti que l’ensemble du système de la zone Schengen pourrait être « remis en question », si l’Union européenne ne « prenait pas ses responsabilités » sur la question de la sécurité de ses frontières extérieures.

Il a déclaré que les terroristes des attaques de Paris «  avaient profité de la crise des réfugiés … du chaos, pour probablement infiltrer certains d’entre eux en France », a rapporté France24.

Mais le Premier ministre reconnaît aussi que les auteurs étaient déjà près de chez nous.
« Certains étaient déjà en Belgique. Et d’autres, je dois vous rappeler, étaient en France », a nuancé le Premier ministre.

Version anglaise : ‘Nearly Impossible’ to Find Jihadists Among Migrants, Greek Officials Warn



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