Présidentielle 2022 : François Hollande apporte son soutien à Anne Hidalgo à Limoges
François Hollande s’invite ce mardi au meeting d’Anne Hidalgo à Limoges, une manière de prouver la cohésion des socialistes autour de leur candidate, toujours en grande difficulté dans les sondages, même si l’ex-président a un temps été lui-même tenté de se lancer dans la campagne.
Début novembre, François Hollande avait déjà affiché son soutien à Anne Hidalgo, lors d’un déplacement à Tulle, son fief corrézien. Il l’avait alors assurée que les jeux n’étaient pas faits. Mais cinq mois après, la maire de Paris n’a pas décollé et végète autour des 2% d’intentions de vote.
Et François Hollande a parfois paru frileux à la soutenir dans les médias, « du bout des lèvres », selon un cadre socialiste. Il a aussi distillé quelques remarques assassines, dénonçant par exemple les « candidatures lilliputiennes » de gauche.
Fin janvier, il avait maintenu le flou sur ses propres ambitions, faisant remarquer qu’il n’était pas candidat « pour l’instant ». « François Hollande a beaucoup d’humour », avait alors fait valoir Anne Hidalgo.
Du regret
Le projet était bien là en réalité, révélé par Le Monde et confirmé par plusieurs socialistes. François Hollande prévoyait d’apparaître comme un recours et de remplacer la candidate en difficulté. Toute une équipe était déjà mobilisée autour de lui.
« Oui, il y avait cette réflexion, mais ça n’avait pas de sens, (…) ç’en est même navrant », regrette un cadre informé du projet. « Quand on a été Président de la République, on pense toujours qu’on peut être le recours », constate-t-il.
François Hollande a reconnu dans Nice-Matin mercredi que le regret de ne pas s’être lancé dans la présidentielle « peut exister ». Mais « les conditions politiques n’étaient pas réunies, faute d’un parti suffisamment solide pour porter une candidature victorieuse », dit-il, égratignant au passage la direction du PS.
« Quand un parti ne revendique pas son bilan et ne s’affirme plus sur ce qui doit constituer son identité (…) il n’encourage pas les électeurs à voter pour lui. Anne Hidalgo n’y est pour rien, mais elle en pâtit », a-t-il argumenté.
« Les gens ont le sentiment d’avoir été trompés »
S’être posé comme « candidat potentiel » lui « permet d’apparaître comme quelqu’un qui est toujours dans le jeu », analyse un responsable du PS. D’autres critiquent sa venue à Limoges : « c’est un soutien comme la corde soutient le pendu », selon un cadre.
Car l’ex-président fait figure de repoussoir pour une partie de l’électorat, estime le maire de Blois Marc Gricourt, dans La Nouvelle République : « On paie encore la mandature de François Hollande. Les gens ont le sentiment d’avoir été trompés. Ils sont prêts à voter PS au niveau local mais plus réticents à l’échelon national ».
« Bien sûr, c’est un risque de se voir reprocher encore le bilan Hollande, mais quand on est à 3% il n’y a pas grand-chose à perdre », estime un socialiste.
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