Prison de Lannemezan : trois surveillants pénitentiaires agressés par des détenus, un mouvement de grève pour dénoncer leurs conditions de travail
Des surveillants grévistes bloquaient lundi la prison de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, au lendemain de l’agression d’une agente, a-t-on appris de sources concordantes.
Les grévistes « bloquent la prison depuis ce matin à 6h20 » pour obtenir le transfert de trois détenus ayant agressé des agents et de meilleures conditions de travail, a déclaré à l’AFP Anthony Clément (FO Justice) le 14 juillet, estimant que le mouvement pourrait être reconduit mardi 15.
Selon lui, une cinquantaine d’agents devant commencer à travailler lundi matin étaient encore regroupés dans l’après-midi à l’extérieur de l’établissement. À l’intérieur il y avait seulement entre 10 et 15 surveillants restés après avoir fini leur service de nuit, a-t-il ajouté.
Dimanche, « une surveillante pénitentiaire a été agressée par un détenu » et « il y a un mouvement de contestation des syndicats » qui ont « bloqué ce matin » l’établissement, a indiqué de son côté à l’AFP une source proche du dossier.
Revendications : transfert des détenus « agresseurs » et renforcement des effectifs
Les grévistes demandent le transfert rapide du détenu ayant agressé leur collègue dimanche, ainsi que celui de deux autres détenus « agresseurs » de deux autres surveillants au cours des trois dernières semaines, a encore expliqué M. Clément.
Ils demandent également d’avantage d’effectif.
Pour le représentant FO, même si, contrairement à d’autres établissements pénitentiaires français, il n’y a pas de surpopulation à Lannemezan, le personnel y est insuffisant : sur un total de quelque 140 postes, quelque « 20 agents n’ont pas été remplacés et 24 sont absents », a-t-il ajouté.
Le centre pénitentiaire de Lannemezan compte 170 places, destinées très majoritairement à des hommes majeurs condamnés à de lourdes peines.
Dans un communiqué daté de dimanche, le syndicat Ufap-Unsa Justice demande aussi « des moyens humains et matériels à la hauteur des enjeux de sécurité de cet établissement » et « des sanctions exemplaires et immédiates pour tous les auteurs d’agressions » à la prison de Lannemezan.
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