Procès François Fillon : l’ancien Premier ministre maintient que son épouse a travaillé à ses côtés
Mardi 16 novembre, au deuxième jour de son procès en appel, l’ancien Premier ministre François Fillon a maintenu que son épouse Penelope Fillon avait « travaillé à (ses) côtés », fustigeant une « enquête à charge ».
François Fillon a fait appel de sa condamnation en juin 2020 à cinq ans d’emprisonnement dont deux ferme, 375.000 euros d’amende et 10 ans d’inéligibilité, notamment pour détournement de fonds publics.
L’ex-député de la Sarthe, 67 ans, a tenu à faire une déclaration liminaire, avant que la cour ne se penche sur le fond dans cette affaire de soupçons d’emplois fictifs de Mme Fillon.
« Lorsque j’ai été élu à l’Assemblée nationale en 1981, plus de la moitié des députés employaient un conjoint ou un membre de leur famille comme collaborateur parlementaire », a-t-il déclaré.
« Des centaines d’autres conjoints rémunérés pour un travail semblable »
« Mon épouse m’a assisté dans le cadre de mon engagement politique. Elle a été rémunérée pour son travail comme des centaines d’autres conjoints l’ont été pour un travail strictement semblable », a insisté François Fillon.
Élu « huit fois » à l’Assemblée nationale, « je n’ai pas été un député fictif préoccupé essentiellement par l’argent ». « C’est ce qui me blesse le plus dans le procès qui m’est fait aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Il a ensuite déploré « 40 ans d’engagement (politique) effacés par un article d’un journal satirique et une enquête à charge s’affranchissant de toutes les précautions nécessaires quand on touche à la démocratie ». « Mon épouse a travaillé à mes côtés, c’est incontestable », a-t-il dit.
Regrets
Après sa défaite présidentielle et reconverti dans la finance, M. Fillon a enfin exprimé des « regrets », notamment pour « (son) pays qui a été privé en 2017 du débat démocratique auquel il avait droit », pour sa « famille politique sortie affaiblie » de cette affaire et « pour ses enfants, sa famille, qui ont souffert du procès instruit par les médias ».
« Mais j’ai surtout des regrets pour mon épouse, parce qu’elle a été marquée à vie dans cette affaire. Son nom a été jeté en pâture à l’opinion, par des médias sans déontologie », a affirmé l’ex-Premier ministre, avant de conclure : « Quelle que soit votre décision, rien ne pourra jamais effacer la violence de ce qu’elle a subi avec une dignité exemplaire ».
L’ancien Premier ministre est rejugé jusqu’au 30 novembre pour des soupçons d’emplois fictifs concernant l’emploi de son épouse comme assistante parlementaire entre 1998 et 2013, par lui et celui qui était alors son suppléant, Marc Joulaud.
Le couple est aussi poursuivi pour l’emploi de deux de leurs enfants en tant qu’assistants parlementaires de leur père entre 2005 et 2007 ainsi que pour le contrat de Pénélope Fillon comme « conseillère littéraire », en 2012 et 2013, à la Revue des deux mondes, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière.
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