Productivité au travail: le grand décrochage
C’est terminé. La France ne peut plus arguer de sa productivité au travail exceptionnelle pour justifier de journées plus courtes que dans les autres pays occidentaux. Depuis la crise du Covid, l’économie a perdu six points de productivité.
Si d’autres pays, comme l’Espagne, sont touchés par le même phénomène, l’Insee relève qu’en France « la perte de productivité horaire dans les principales branches d’activité paraît plus importante que chez ses voisins ». C’est particulièrement le cas dans l’industrie. Et ce dérochage a un coût : 140 milliards d’euros en moins chaque année sur le PIB. Sans productivité, il n’y a pas de croissance, et donc pas de hausse du niveau de vie.
Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour éclairer « ce mystère des pertes de productivité », comme l’appelle Éric Heyer, directeur de l’Observatoire français des conjectures économiques. Il y a bien entendu la chute du niveau scolaire. Une note du Conseil d’analyse économique pointe particulièrement la baisse du niveau en mathématiques. L’Insee soulève une autre raison : le fort développement de l’alternance depuis fin 2020 dans toutes les branches… à rebours des projets d’Emmanuel Macron qui veut développer davantage l’alternance.
La député écologiste Sandrine Rousseau revendiquait récemment le « droit à la paresse », théorisé par Paul Lafargue, et appelait à une « diminution du temps de travail » et au « ralentissement ». Elle a été entendue.
Article écrit par Aliénor Barrière. Publié avec l’aimable autorisation de l’IREF.
L’IREF est un « think tank » libéral et européen fondé en 2002 par des membres de la société civile issus de milieux académiques et professionnels dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux. L’institut est indépendant de tout parti ou organisation politique. Il refuse le financement public.
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