Projet d’attaque contre Macron en 2018 : procès requis pour 12 personnes du groupuscule les « Barjols »

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Le Président Emmanuel Macron. (Photo : LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 8 septembre 2022

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel, et non aux assises, de 12 personnes membres du groupuscule les « Barjols », « acquises aux thèses de l’ultradroite » et soupçonnées d’avoir « élaboré un projet d’action violente » à l’encontre du Président Macron en 2018. 

Le Pnat souhaite que ces onze hommes et cette femme âgés entre 22 et 62 ans soient jugés pour association de malfaiteurs terroriste délictuelle, selon le réquisitoire définitif signé le 18 août dernier. La décision définitive d’un renvoi en procès ou non, aux assises ou en correctionnelle, revient désormais au juge d’instruction.

L’information judiciaire avait été ouverte peu après l’arrestation le 6 novembre 2018 de plusieurs sympathisants de l’extrême droite radicale. Les investigations ont ensuite mené à la mise en examen, au total, de 14 personnes pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, passible des assises.

Au terme de près de quatre ans d’instruction, le parquet a requis l’abandon des poursuites pour deux d’entre elles et demandé que soit retenue pour les douze autres l’association de malfaiteurs terroriste délictuelle, infraction jugée devant le tribunal correctionnel.

La « faiblesse du dossier »

« Le parquet semble prendre acte de la faiblesse du dossier et refait descendre à juste titre le dossier de plusieurs étages en demandant sa correctionnalisation », a réagi l’avocat de l’un des mis en examen, Me Dylan Slama.

Le Pnat reproche aux mis en cause des réunions, des recherches d’équipements, des entrainements et des contacts établis en vue d’un « projet d’action violente » envers le Président Macron.

Les enquêteurs s’étaient décidés à intervenir après avoir appris qu’un des administrateurs du groupe Facebook, Jean-Pierre Bouyer, un retraité isérois, s’était déplacé dans l’est de la France où Emmanuel Macron se trouvait pour son périple mémoriel sur le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Dans une conversation interceptée par les policiers, ce retraité avait évoqué l’idée de s’en prendre au chef de l’État avec un couteau en céramique, non détectable par les contrôles de sécurité.

Initialement placé en détention provisoire, il est depuis plusieurs mois libre sous contrôle judiciaire.

Dans ses réquisitions, le Pnat a jugé « incontestable » que ces militants « projetaient d’assassiner » Emmanuel Macron et que Jean-Pierre Bouyer aurait joué « le rôle de leader ».



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