Propriétaire d’une maison squattée, sans domicile et interdit bancaire, il plante sa tente devant le siège de son assurance

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Illustration (Rafael Yaghobzadeh/Getty Images)
Von 23 mai 2023

Cyril est dans une situation inextricable. Propriétaire d’une maison squattée située à Toulon (Var), celle-ci est depuis devenue un point de deal. Les assureurs ne veulent rien entendre, il n’a plus aucun recours et se retrouve sans domicile. Pour faire bouger les choses, il a décidé de planter sa tente devant les bureaux de la GMF.

Depuis plus de deux ans, la maison de Cyril est squattée. De ce fait, elle a subi d’énormes dégradations. Mis en demeure, il doit entreprendre des travaux très conséquent mais n’en a pas les moyens, rapporte Le Parisien.

La maison se dégrade de plus en plus

En 2013, Cyril avait loué sa maison, située à Toulon, à un couple ayant deux enfants. Mais les parents se sont séparés et la mère de famille a été placée sous curatelle. Comme cette dernière ne payait plus ses loyers, Cyril lui a envoyé des lettres recommandées. Mais cela n’a rien changé et les problèmes sont apparus les uns après les autres.

En l’absence de la locataire, le logement a tout d’abord commencé à être squatté pour rapidement devenir un point de deal, explique le propriétaire au quotidien francilien. La maison s’est dégradée de plus en plus au point de faire l’objet d’une procédure d’insalubrité, en février 2022. C’est alors que Cyril a été mis en demeure. Il est sommé de réaliser d’importants travaux sous un délai de six mois, mais il n’en a pas les moyens.

En septembre 2022, sa locataire a été relogée ailleurs et a quitté la maison, sans qu’il ne soit mis au courant. Début novembre, un « incendie de matelas » a endommagé une « poutre de mezzanine », ainsi que le stipule l’attestation d’intervention des sapeurs-pompiers. Les soldats du feu ont constaté à ce moment-là que la maison était toujours squattée.

Impossible de savoir qui est à l’origine des dommages

« Il n’y a plus de fenêtres, plus de serrure. La maison est dans un état déplorable alors que c’était une petite maison familiale au départ », se désole Cyril. L’experte mandatée par l’assurance de son ancienne locataire, à savoir Generali, souligne qu’il est impossible « de faire la distinction entre les dommages créés lors des nombreuses occupations illégales et de possibles dégradations locatives ».

« Moi, je me retrouve au milieu de tout ça, sans pouvoir payer, je suis dans la mouise, la maison risque de m’être saisie car je ne peux plus rembourser le prêt », déplore encore le propriétaire auprès de nos confrères. Pour couronner le tout, le quadragénaire a perdu son travail et sa santé s’est dégradée.

Le montant des travaux estimé à 250.000€

L’homme n’a même plus les moyens de subvenir à ses propres besoins. Étant « interdit bancaire », il réside chez sa grand-mère. Au printemps et à l’été dernier, il avait dû se résoudre à vivre dans sa voiture « avec un budget alimentaire à 1 euro par jour », précise-t-il au Parisien.

Afin de tenter de résoudre cette affaire et réclamer des dommages et intérêts, le quadragénaire est monté à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 18 mai dernier. À peine avait-il planté sa tente devant le siège de la GMF qu’il a été délogé un peu moins de 24 heures plus tard, précise encore le quotidien francilien.

Pour remettre en état sa maison, le montant des travaux est estimé à 250.000€. « L’assurance de l’ancienne locataire ne veut rien faire et la GMF ne veut toujours pas payer », se lamente Cyril, dépité.



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