« Protégez-nous ! »: manifestation à Aubervilliers contre l’implantation d’usagers du crack

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Manifestation contre un mur érigé dans un tunnel pour empêcher les consommateurs de crack d'entrer dans la banlieue nord-est de Paris, à Pantin, le 29 septembre 2021. (Photo : ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images)
Von 30 septembre 2021

« Nous ne sommes pas la poubelle de Paris » : des habitants d’Aubervilliers et Pantin, excédés, ont protesté mercredi soir contre l’implantation d’usagers du crack évacués de la capitale vers les abords de leur quartier.

« Soignez-les ! Protégez-nous ! », « Ici pas de riverains ? Darmanin regarde-nous bien » : le cortège d’une centaine de manifestants, banderole et pancartes en main, est arrivé dans le calme à Aubervilliers vers 18H30 après un départ de la commune limitrophe de Pantin où un mur fustigé et baptisé « mur de la honte » a été érigé, censé éviter le passage des usagers du crack vers la banlieue.

Très vite, la tension est montée au sein du rassemblement de 200 personnes et des habitants ont interrompu la prise de parole de la maire de la ville Karine Franclet (Union des démocrates et indépendants, UDI) qui succédait à celle du maire de Pantin Bertrand Kern (PS) et du député (LFI) Bastien Lachaud.

« C’est la cour des miracles ici »

« C’est les jeunes qui doivent parler, pas les élus de merde », s’est emportée une habitante. « La parole aux habitants », ont scandé en cœur une vingtaine de personnes. « On rajoute de la misère à la misère, c’est la cour des miracles ici. On a trop de problèmes dans le quartier. Il y a plein de migrants, il y a des vols à la tire », s’est plaint au micro Fati, membre du collectif Anticrack93 à l’initiative du rassemblement d’Aubervilliers.

Elle regrette que le quartier « accumule toute la misère humaine de Paris » alors que les habitants appartiennent « aux classes moyennes socialement défavorisées ». « On n’a rien contre eux mais on n’en peut plus », conclut-elle.

« Le mur de la honte » construit à Pantin est censé éviter le passage des usagers du crack vers la banlieue. (Photo : ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images)

« Nous ne sommes pas la poubelle de Paris »

« Nous ne sommes pas la poubelle de Paris », a lancé un porte-parole du collectif. Une habitante, qui déclare s’être fait agresser, se plaint elle de l’inaction des pouvoirs publics.

Vendredi, une cinquantaine d’accros au crack, dérivé fumable, bon marché et très addictif de la cocaïne, principalement des hommes, ont été expulsés du quartier des jardins d’Éole, un haut lieu de la consommation de crack du nord-est de la capitale. Depuis, ils sont parqués dans un square en lisière de périphérique et errent à proximité du quartier des Quatre Chemins, à cheval sur Pantin et Aubervilliers.

(Photo : THOMAS COEX/AFP via Getty Images)

Manifestation prévue samedi à Paris

Mardi, une trentaine d’élus locaux du département ont écrit une lettre ouverte au Premier ministre Jean Castex pour « condamner fermement le choix (…) de déplacer le problème vers la Seine-Saint-Denis » et dénoncer un « mépris » à l’égard de « ses habitants qui ont tout autant droit à la sérénité que les autres ».

Sans changement de situation, les habitants comptent maintenir leurs rassemblements tous les mercredis. Une autre manifestation est prévue samedi à Paris.

 



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