Qui est Artus, dont le film « Un p’tit truc en plus » fait un carton au box-office ?
Il a été cuisinier avant d’être humoriste puis acteur et aujourd’hui réalisateur : à 36 ans, Artus a pris le monde du cinéma par surprise avec Un p’tit truc en plus, sa comédie sur le handicap aux cinq millions de spectateurs.
La réussite de la comédie d’Artus, Un p’tit truc en plus, est aussi détonante qu’inattendue. Sortie il y a à peine un mois, la comédie réalise le plus gros succès de l’année avec plus de 5 millions d’entrées en salles et dépasse ainsi le blockbuster américain Dune 2 qui a fait plus de 4 millions d’entrées.
L’équipe de la nouvelle comédie d’Artus, Un p’tit truc en plus, a offert l’une des plus belles montées des marches du Festival de Cannes hier soir ✨ #Cannes2024 pic.twitter.com/CqySOWLKQU
— AlloCiné (@allocine) May 24, 2024
De son vrai nom Victor-Artus Solaro, Artus grandit dans l’Hérault, sud de la France, avec des rêves de cinéma plein la tête. Par pragmatisme et parce qu’il évolue loin du milieu de la scène et du 7e art, il s’oriente vers un bac pro cuisine, « pour avoir un vrai métier ».
Quelques années plus tard, il est rattrapé par sa fibre comique et s’inscrit au Cours Florent, à Paris, qu’il suivra pendant plusieurs mois. Une expérience dont il dira a de nombreuses reprises qu’elle ne lui « correspondait pas », l’humoriste expliquant ne pas s’y être senti à sa place.
Repéré par Laurent Ruquier
En juillet 2011, encouragé par ses parents qui lui payent la salle, il se produit au Off d’Avignon avec son spectacle « Va jouer sur l’autoroute ». Parmi la quarantaine de spectateurs, l’assistante de l’animateur à succès Laurent Ruquier…
Présence sur scène, verve travaillée : Laurent Ruquier et son équipe voient le potentiel de cette jeune pousse qui ne demande qu’à faire ses preuves. Il intègre l’émission « On ne demande qu’à en rire » sur France 2. Elle fait la part belle à des humoristes encore inconnus du grand public qui sont ensuite notés par un jury et le public.
Si la concurrence est féroce, Artus trouve très vite sa place. L’émission sera le tremplin qu’il n’avait osé espérer. Il y restera jusqu’à la fin, en 2014. En parallèle, il se lance dans des spectacles et enchaîne plusieurs tournées dans toute la France. Son one man show « Artus de A à S » est un succès.
Ton provocateur, voire insolent
À chaque fois, le ton est provocateur, voire insolent. Sur les réseaux sociaux, c’est son personnage de Sylvain, un jeune atteint de trisomie 21, qui cartonne. Son sketch sur le handisport (9,5 millions de vues sur YouTube) fait partie de ceux l’ayant rendu célèbre. Angoissé de nature, comme il l’a raconté à plusieurs reprises, il a fait de l’humour une arme pour dédramatiser.
Bien installé dans le paysage de l’humour, Artus va progressivement aller vers d’autres registres.
D’une participation à l’émission « Danse avec les Stars » en 2016 (où il a fini troisième) à une autre, la même année, à la première saison du « Meilleur Pâtissier », en passant par l’animation en 2019 de l’émission Netflix « C’est du gâteau », Artus cumule toutes les expériences.
« Un bourreau de travail »
Celui qui se définit comme un bourreau de travail n’en n’oublie pas pour autant les plateaux de tournage. En 2017, petit rôle mais grande victoire : le public le retrouve sous les traits de Jonas Maury, un analyste (un peu ringard) de la série française à succès Le Bureau des légendes. Victoire car c’est son premier rôle dans un registre non comique.
Je ne réalise que maintenant qu’Artus est l’interpète de l’incroyable Jonas Maury dans ‘Le Bureau des Légendes’ 🤯 (ouais je sais, méga old, mais on est samedi ça va) https://t.co/xkAuZiFLOS pic.twitter.com/5q0AtA6Bco
— Michaël Szadkowski (@szadkowski_m) June 1, 2024
Suivront d’autres rôles, souvent modestes, au cinéma. Comme dans Bernadette, faux biopic sur l’ex-Première dame Bernadette Chirac, sorti à l’automne 2023. Quant à la scène, qu’il n’a jamais vraiment quittée, il la retrouvera fin septembre au théâtre Edouard VII de Paris avec « Artus One man show ».
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion