Quimper: un testament de 1749 bloque un projet immobilier pour préserver les plus vulnérables
À Quimper, le projet de construction d’une résidence de standing à la place du CCAS de la ville a été abandonné du fait d’un testament datant de 1749.
Ce document vieux de 274 ans vient bloquer les projets de la municipalité de Quimper. Celle-ci avait décidé de vendre des terrains à des promoteurs immobiliers, et parmi les lots, se trouvait le CCAS de la ville.
Les services du centre Centre communal d’Action sociale auraient alors dû déménager dans un « Hôtel des solidarités » situé hors centre-ville dans un ancien Ehpad, souligne France 3.
Mais un document retrouvé dans les Archives municipales est venu modifier la donne. Ce document, datant de 1898, constitue une transcription authentifiée de l’original, datant de 1749, mais aujourd’hui disparu.
#TeamModernistes le CCAS #Quimper devait laisser la place à 1 résidence de standing. Mais le legs de la veuve Cardé en 1749 spécifiait que la maison ne pouvait avoir d’autre usage que le soulagement des pauvres : la justice valide l’acte du 18e s.
⤵️ https://t.co/Iul5NNemdx— Dr Grr (@grr_dr) May 11, 2023
Un legs à respecter 274 ans plus tard
En 1749, la riche veuve Cardé, née Agnès Pérard de Kersula, décide de léguer le terrain et la maison de charité qui se trouvait dessus à la commune de Quimper avec une condition très spécifique : « la donation est faite pour le soulagement des pauvres, des malades …. sans que sous quelque prétexte que ce soit, les revenus puissent être employés à autre usage qu’au soulagement des pauvres ».
En effet, la maison de charité deviendra ensuite successivement bureau de bienfaisance, d’action sociale, puis CCAS…
En mai 2020, en plein confinement, la mairie avait tenté d’obtenir la nullité de ce legs. » Dans le compromis de vente signé sous l’ancienne majorité », explique Matthieu Stervinou, adjoint aux solidarités de la municipalité, sur France 3, « il était noté qu’il fallait faire tomber le risque lié au fameux legs. À l’époque, la ville avait donc saisi le tribunal pour obtenir son annulation ou sa nullité. C’était en mai 2020, en plein confinement. La justice n’a finalement pu rendre sa décision que deux ans plus tard. Mais elle a décidé que le legs devait être respecté ».
La Ville étant donc amenée à revoir ses objectifs, l’Hôtel des Solidarités verra donc le jour à l’emplacement de l’actuel CCAS, auquel s’ajoutera un bâtiment jouxtant la maison et racheté par la Ville afin de compléter les services sociaux.
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