Quinze ans de réclusion requis contre Émilie G., accusée d’avoir brûlé vif son grand-père malade

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(PATRICK HERTZOG/AFP via Getty Images)
Von 25 juin 2025

Quinze ans de réclusion ont été requis en appel mercredi à Bourg-en-Bresse contre la femme qui a tué son grand-père grabataire de 95 ans en mettant le feu à son lit, la même peine que celle réclamée en première instance.

« Quand on aime, on ne brûle pas », a déclaré l’avocat général Éric Mazaud dans ses réquisitions devant la cour d’assises de l’Ain, où la femme âgée de 33 ans a redit avoir voulu abréger les souffrances du nonagénaire.

« Il n’est pas mort en douceur, ce n’est pas un geste d’amour », a insisté le représentant du ministère public.

L’accusée, Émilie G, avait été condamnée à cinq ans de prison avec sursis en première instance, une peine « totalement incompréhensible », avait estimé le parquet, qui avait fait appel du verdict.

« Une mort infernale »

En août 2020, le grand-père avait été retrouvé mort asphyxié et à moitié carbonisé dans son lit médicalisé chez une de ses filles, où il était hébergé, à Saint-Laurent-de-Mure (Rhône).

Interpellée deux mois plus tard, sa petite-fille a reconnu avoir mis le feu au lit mais ne « voulait pas le brûler », a-t-elle expliqué à la barre.

« Vous lui avez prévu les flammes, la suie, l’obscurité », « c’est une mort infernale que vous lui avez réservée », a asséné l’avocat général.

Il a demandé aux jurés « la juste peine » pour un « assassinat dans des conditions atroces ». La jeune femme encourt la réclusion criminelle a perpétuité.

« État de dissociation »

Jugée depuis lundi, souvent en larmes, l’accusée a dit regretter son geste mais peinant à l’expliquer, tandis que sa famille, en bloc derrière elle, a estimé qu’elle avait agi « par amour » pour l’aîné qui « demandait à mourir ».

Selon un psychiatre qui a témoigné, la jeune femme était dans un « état de dissociation », un état second en réaction à un traumatisme, qui a « altéré son discernement » au moment des faits.

Quelques heures avant le drame, son conjoint lui avait annoncé qu’il la quittait en lui révélant un adultère, « déclenchant » le passage à l’acte de l’accusée, selon une psychologue.



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