Rachat inquiétant de terres françaises par un groupe chinois
On savait les Chinois intéressés par les vignobles français et les exploitations laitières. Mais leur stratégie d’acquisition en France a pris un nouveau tournant en avril quand un groupe chinois a racheté 1 700 hectares de terres agricoles dans le Berry. Un sombre fonds de gestion chinois, basé à Hong-Kong, y a acquis depuis un an trois exploitations céréalières en contournant les règles d’acquisition foncières établies par la SAFER (Société pour l’aménagement foncier rural).
« Ils vont voir l’exploitant au bord de la faillite et lui demandent combien il a de dettes. Puis ils demandent que l’exploitation passe en Société agricole (SA) et rachètent 98% des parts », explique Hervé Coupeau, président de la FDSEA dans l’Indre. Une opération qui supprime toute obligation de droit de regard – comme ils ne possèdent pas 100% des parts, ils passent sous les radars de la SAFER. Les SAFER s’assurent que les projets fonciers – qu’ils soient agricoles, artisanaux, de service, résidentiels ou environnementaux – sont en cohérence avec les politiques locales et l’intérêt général.
Le groupe chinois a dû étudier les failles du système juridique français afin d’acquérir en toute légalité des terres agricoles.
Ces transactions foncières ont cependant été effectuées dans le plus grand secret et le mystère demeure sur les intentions de la société Hongyang. À en croire son site Internet, elle serait spécialisée dans les équipements pour stations-services. Pour y arriver, le groupe chinois a dû étudier les failles du système juridique français afin d’acquérir en toute légalité des terres agricoles, et ceci en écrasant de surcroît le prix moyen du marché.
La méthode a d’ailleurs surpris tout le monde. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a déclaré vouloir « comprendre », avant d’annoncer la mise en place d’une mission « pour qu’on sache comment faire pour que les Safer puissent empêcher que cela se reproduise ailleurs ».
Pour Emmanuel Hyest, président de la Fédération nationale des Safer, « les multinationales de l’agroalimentaire et la grande distribution sont à l’affût. Nous avons déjà répondu négativement à des groupes français intéressés par le foncier agricole ». Selon lui, le visage de l’agriculture française pourrait changer en profondeur, ce qui serait un véritable danger pour l’autonomie alimentaire de la France.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion