Raquel Garrido LFI, «humiliée» et «en colère», après les sanctions de son groupe parlementaire
La députée LFI Raquel Garrido, qui avait accusé Jean-Luc Mélenchon de « nuire » au mouvement, s’est dite mardi « humiliée » après avoir été sanctionnée par le bureau de son groupe parlementaire.
Dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi, le bureau a annoncé que la députée de Seine-Saint-Denis, auditionnée lundi soir pendant une heure et demie, « ne pourrait plus être oratrice au nom du groupe dans les travaux parlementaires pour une durée de quatre mois ». Elle ne pourra notamment plus s’exprimer lors des séances des questions au gouvernement.
Il lui est reproché « non pas de défendre ses idées », mais d’avoir nui « au bon fonctionnement collectif du groupe parlementaire » par « la diffusion de fausses informations dans la presse » ou « la mise en cause et le dénigrement ad hominem de plusieurs membres du groupe ».
« Verdict de la CPI (la Cour pénale insoumise) : 4 mois », a immédiatement réagi la députée sur X, faisant le lien avec la sanction, également de quatre mois, infligée à Adrien Quatennens, proche de Jean-Luc Mélenchon et condamné pour violences conjugales.
Verdict de la CPI (la Cour pénale insoumise) : 4 mois.
4 mois, cela vous dit quelque chose ? C’est comme Adrien Quatennens.. Pendant 4 mois je n’ai plus le droit de représenter mon groupe parlementaire en tant qu’oratrice dans les discussions générales en Commission des Lois et…— Raquel Garrido (@RaquelGarridoFr) November 7, 2023
« J’ai osé dénoncer la communication masculiniste d’Adrien Quatennens orchestrée par Sophia Chikirou et soutenue par Jean-Luc Mélenchon », « j’ai défendu l’unité de la Nupes, du mouvement syndical, et de LFI pendant le grand mouvement des retraites alors que la direction de La France insoumise ne faisait que cliver », a-t-elle ajouté.
« Le parti ne se renforce pas en s’épurant »
Interrogée sur France Inter mardi, Clémentine Autain, autre figure dissidente de LFI, s’est dite « atterrée » par cette sanction. « Le parti ne se renforce pas en s’épurant », a-t-elle estimé. « La logique qui sous tend tout cela, c’est l’idée que le clan irait avant le mouvement », en référence directe à Jean-Luc Mélenchon et ses proches.
Elle a cité la députée Danièle Obono « qui a pu tenir des propos sur le Hamas qui ne sont pas en correspondance avec la position du groupe » ou des déclarations polémiques rapportées de Sophia Chikirou : elles « méritaient, me semble-t-il, au moins d’être entendues pour qu’elles puissent s’expliquer devant nous. Tout cela n’a pas été fait ». Pour elle, « il faut s’interroger sur notre profil politique : depuis un an, nous aurions dû monter en régime » alors que le mouvement est « embourbé dans des polémiques ».
Raquel Garrido a dénoncé un bureau qui veut « régler des désaccords politiques par des mesures de coercition ». « Je suis humiliée, je suis en colère », a-t-elle ajouté. Mais, « je tiendrai bon », a-t-elle prévenu. Une médiation doit être mise en place « afin que le retour à la normale se passe dans les meilleures conditions », selon le groupe LFI.
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