Rassemblement à Paris en mémoire des « victimes de l’aide sociale à l’enfance »
« Nos vies comptent » : un rassemblement est prévu mardi à Paris pour rendre hommage aux « victimes de l’aide sociale à l’enfance » (ASE) dont les dysfonctionnements vont faire l’objet d’une commission d’enquête parlementaire.
À une semaine du début des travaux des députés, les noms des enfants de l’ASE décédés ces dernières semaines et derniers mois seront égrenés vers 18h place Jacques Bainville, non loin de l’Assemblée nationale.
« C’est important d’alerter l’opinion publique sur la situation de l’ASE mais également de pouvoir rendre hommage aux enfants de l’ASE morts ces derniers mois, notamment dans des structures qui n’étaient pas du tout adaptées comme les hôtels et les campings », explique à l’AFP le militant des droits des enfants Lyes Louffok.
« Ces enfants, on les a un peu trop rapidement oubliés, on les a cantonnés à des faits divers », regrette celui qui est devenu en quelques années le porte-voix des enfants de l’ancienne Ddass.
Avec d’autres anciens enfants de l’ASE, il a monté en mars le « comité de vigilance des anciens enfants placés », chargé notamment de « veiller à la qualité des travaux » de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Le comité compte désormais plus de 200 membres.
« Notre parole doit être prise en compte »
« L’idée c’est d’imposer notre voix, notre parole doit être prise en compte », souligne Lyes Louffok. « Il faut sortir du dialogue habituel entre Etat et départements qui oublient systématiquement l’expertise des premiers concernés qui ont vécu le système ».
Quelque 377.000 enfants font l’objet d’une mesure de protection au titre de l’aide sociale à l’enfance, dont les services sont, depuis les grandes lois de décentralisation de 1982 et 1983, passés sous l’autorité et la responsabilité des départements.
Associations et professionnels de ce secteur tirent régulièrement la sonnette d’alarme, pointant un manque de moyens et d’effectifs, et estimant ne plus être en capacité d’assurer la prise en charge ni le suivi des mineurs en danger.
Selon une étude du Syndicat de la magistrature publiée lundi, 77% des juges des enfants interrogés ont déjà dû renoncer à prendre des décisions de placement d’enfants en danger dans leur famille en raison d’une absence de place ou de structure adaptée à leur accueil.
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