Reconditionnement de la viande avariée : une vidéo fait plus de 11 millions de vues sur Facebook
Publiée le 4 février, une ancienne vidéo dévoilant le reconditionnement de la viande avariée a fait le tour de Facebook. Indignant les internautes, qu’en est-il aujourd’hui ? Cette pratique existe-t-elle toujours ?
Avec plus de 11 millions de vues, 295 000 partages et 15 000 commentaires en une poignée de jours, la vidéo intitulée « Ce boucher transforme de la viande avariée en viande fraîche – Comment les bouchers reconditionnent de la viande. (Remballe) » a fait parler d’elle.
Si vous ne l’avez pas vue, la voici :
La vidéo dure un peu moins de 5 min et montre les méthodes frauduleuses de certains bouchers pour écouler de la viande avariée. Cette méthode, appelée « la remballe », permet de vendre une viande avariée sous une autre forme aux consommateurs au lieu de la jeter.
Cependant, cette vidéo n’est pas nouvelle, elle est tirée d’un reportage diffusé le 1er mars 2007 sur France 2, dans l’émission Envoyé spécial, et a été grandement raccourcie pour faciliter sa consultation et cibler son contenu.
La remballe étant décrite comme courante, sans préciser la date du reportage, cela a attribué une image plutôt négative des métiers de bouche, dont les pratiques aujourd’hui sont bien plus contrôlées et saines que ça aurait pu l’être par le passé. De nombreux bouchers se sont alors défendus dans les commentaires.
Viande avariée et reconditionnée : une vidéo accumule 10 millions de vues en quelques jours, s’agit-il d’un nouveau scandale ? https://t.co/1RsNFormbv pic.twitter.com/ogbYPsqHbc
— LCI (@LCI) February 10, 2020
D’après Victor Martinet, représentant de la CFBCT (Confédération nationale de la boucherie, Boucherie-charcuterie, traiteurs), interrogé par LCI, « il faudrait vraiment vérifier qui est derrière tout ça ».
Bien qu’étonné par la vidéo, il ajoute qu’il n’est malgré tout « pas inquiet des répercussions en matière d’image ».
« On voit que c’est ancien, et sur ces images, c’est dans la grande distribution que cela se produit. » Comme la CFBCT représente uniquement les artisans bouchers, il a précisé : « Je pense que les consommateurs ont confiance dans leurs artisans. »
Pour la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, cette pratique de la remballe ne date pas d’hier et malheureusement des faits de tromperies sont observés de tous temps.
Néanmoins, les contrôles d’hygiènes sont devenus beaucoup plus strictes depuis, et en cas de fraudes, la DGCCRF rappelle que cela entraîne « des sanctions pour pratiques commerciales trompeuses, qui peuvent aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 300 000 euros ».
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