Référence à Eichmann: le gouvernement va « porter plainte » contre Mélenchon

Titelbild
Le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon (au c.) à Lille, le 18 avril 2024, après que leur conférence controversée sur la Palestine a de nouveau été interdite. (Photo FRANCOIS LO PRESTI/AFP via Getty Images)
Von 28 avril 2024

La ministre de l’Enseignement supérieur Sylvie Retailleau a annoncé dimanche une plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour « injure publique », après que le leader de LFI a dressé un parallèle entre le président de l’université de Lille et le nazi Adolf Eichmann. 

L’ex-candidat à la présidentielle avait évoqué le criminel de guerre nazi le 18 avril lors d’un meeting à Lille, organisé en pleine rue après deux refus de salles du préfet et du président de l’université.

« ‘Moi je n’ai rien fait’ disait Eichmann. ‘Je n’ai fait qu’obéir à la loi telle qu’elle était dans mon pays’. Alors ils disent qu’il obéissent à la loi et ils mettent en œuvre des mesures immorales qui ne sont justifiées par rien ni personne », avait-il déclaré.

« C’est une injure publique »

Interrogée sur BFMTV dimanche soir, Sylvie Retailleau a estimé que « les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui ont traité de nazi le président (de l’université de Lille), c’est une injure publique » : « Mon ministère va porter plainte pour injure publique devant un agent public », a-t-elle annoncé.

« La majorité des débats, des conférences sont tenus dans nos universités où les présidents sont là pour assurer la sécurité de tous », a-t-elle ajouté. « Pourquoi la conférence a été annulée à l’université de Lille, après l’avoir permise, parce que il y avait aussi des manifestations qui allaient se passer et que le président (de l’université, ndlr) a eu l’information qu’il y avait un risque à l’ordre public », selon elle.

19 conférences LFI, dont trois annulées

Son ministère a précisé à l’AFP que « 19 conférences LFI se sont tenues depuis le début de l’année dans les établissements d’enseignement supérieur français sous tutelle du ministère » et que « trois ont été annulées pour risque de troubles à l’ordre public, trois ont été non autorisées pour les mêmes raisons ou pour non respect du cadre interne à l’université ».

Dans un entretien à L’Opinion dimanche, le président de l’université de Lille Régis Bordet a pour sa part affirmé que « le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le rectorat et la préfecture les ont contactés pour s’informer sur la situation. À aucun moment, il n’y a eu de leur part la moindre volonté d’influencer la décision », dit-il.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion