Relance du nucléaire : revers en commission parlementaire après l’adoption d’un amendement socialiste dans la confusion

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Centrale nucléaire de Penly sur le littoral de la Manche (réacteurs refroidis à l'eau de mer), site retenu pour l'installation de nouveaux réacteurs nucléaires EPR à partir de 2024 (projet EPR2 d'EDF - Électricité de France) à Petit-Caux, France, le 27 octobre 2024. (AMAURY CORNU/Hans Lucas/AFP via Getty Images)
Von 4 juin 2025

Les députés ont rejeté mardi soir l’article consacrant une relance massive du nucléaire lors de l’examen en commission d’un texte fixant les objectifs énergétiques de la France, après l’adoption dans la confusion d’un amendement socialiste. 

L’article proposait le maintien du parc nucléaire existant et de tendre, à l’horizon 2050, vers 27 gigawatts de nouvelles capacités installées de production d’électricité d’origine nucléaire. Soit une relance massive de l’atome en France.

Des objectifs intermédiaies qui prévoyaient 14 nouveaux EPR2 

La version initiale de la proposition de loi Gremillet, adoptée mi-octobre au Sénat et qui sera débattue à partir du 16 juin dans l’hémicycle, fixait également des objectifs intermédiaires d’ici 2026 et 2030.

Ces derniers prévoyaient la construction d’au moins 10 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées, soit 6 nouveaux EPR2, d’ici 2026.

Mais aussi, la construction supplémentaire d’au moins 13 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires installées, soit 8 nouveaux EPR2 et un petit réacteur modulaire, d’ici 2030.

Mais un amendement de la députée Marie-Noëlle Battistel adopté en commission des Affaires économiques mardi dans une certaine confusion a supprimé ces objectifs intermédiaires.

Marie-Noelle Battistel à l’Assemblée nationale. (BERTRAND GUAY/AFP via Getty Images)

Les objectifs de relance pour les cinq prochaines années supprimés

L’élue socialiste s’est visiblement trompée lors de l’écriture de son amendement, défendant lors des débats la suppression d’une autre mesure.

Le rapporteur du texte, le député macroniste et ancien ministre Antoine Armand, lui a signifié son erreur, l’invitant à retirer son amendement, mais celle-ci a finalement décidé de le maintenir.

Il a été adopté, supprimant donc les objectifs de relance pour les cinq prochaines années.

À l’inverse des écologistes ou des Insoumis, farouchement opposés au nucléaire, les socialistes avaient pourtant défendu lors des discussions plusieurs amendements consacrant une relance « raisonnée » de la filière, se justifiant selon eux face au retard pris dans le développement des énergies renouvelables.

Mais aucun n’a été adopté, ni soutenu par le rapporteur.

« Vous avez refusé les amendements intermédiaires que nous avons proposés. Nous ne sommes pas favorables à ces objectifs et donc, en cohérence, nous les avons supprimés », a lancé le député socialiste Karim Benbrahim au rapporteur.

« Le PS fait un grand pas en arrière »

L’adoption de l’amendement de Mme Battistel « montre que le PS fait un grand pas en arrière et retrouve son idéologie anti-nucléaire », a déclaré après le vote M. Armand à l’AFP.

Au moment du vote sur l’ensemble de l’article 3, qui ne prévoyait donc plus qu’une relance du nucléaire à horizon 2050, la commission a préféré le rejeter.

Les élus du Rassemblement national, fervents partisans du nucléaire, qui avaient même proposé de nouvelles capacités d’au moins 70 gigawatts pour 2050, ont préféré voté contre.



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