Rennes : la rue de deux écoles fermée aux voitures chaque matin pour permettre aux écoliers de circuler en toute sécurité
Depuis le 25 avril 2022, la Ville de Rennes a lancé une expérimentation aux abords de deux de ses écoles. Chaque matin, à l’heure où les écoliers sont sur le chemin de l’école, les rues de ces deux établissements scolaires sont fermées à la circulation pendant 30 minutes, période pendant laquelle seuls les piétons, les personnes à vélo ou à trottinettes peuvent y circuler.
C’est dans le cadre du budget participatif que la Ville de Rennes s’est lancée dans le projet des « rues piétonnières devant les écoles », déposé en 2021 par un élève de l’école élémentaire Gantelles. Cette école, située dans le quartier de Maurepas, ainsi que l’école Joseph Lotte, dans le quartier Saint‑Martin, ont donc été sélectionnées pour cette expérimentation, qui a lieu depuis le 25 avril 2022 et ce, jusqu’au 7 juillet prochain.
Concrètement, les rues sont barrées aux automobilistes par des barrières amovibles de 8 h 20 à 8 h 50 chaque matin d’école, ainsi que le mercredi midi, de 11 h 50 à 12 h 20. Pendant ces horaires, les riverains peuvent toutefois circuler en voiture, mais pas à plus de 20km/h.
« Une trentaine de parents vient en voiture, sur une école de 400 enfants »
« C’est beaucoup plus calme et beaucoup mieux », confie à Ouest‑France Anatole, l’élève de CM2 à l’origine de cette idée, comparant son arrivée à l’école à vélo en ce premier matin de l’expérimentation par rapport aux conditions d’avant. « Je viens à l’école en vélo et mes parents ont tout le temps peur que je me fasse écraser », ajoute‑t‑il en entrevue à 20 Minutes.
À l’école des Gantelles, où il est scolarisé, la grande majorité des élèves viennent en classe à pied ou à vélo. « Une trentaine de parents vient en voiture, sur une école de 400 enfants », estime le père d’Anatole. « Les écoles ne sont en effet pas loin du domicile, ce qui incite à venir à vélo, à trottinette ou à pied », confirme Valérie Faucheux, adjointe déléguée aux Mobilités.
« Si on veut que les enfants soient autonomes dans une ville, il faut déjà qu’ils puissent aller en toute sécurité à l’école », ajoute Lucile Koch, conseillère municipale déléguée à la ville à taille d’enfant.
Le dispositif n’est pas testé à la fin de la journée des classes pour le moment, les sorties des élèves étant échelonnées sur une plus longue période à cause des études et des différents ateliers périscolaires. Valérie Faucheux est toutefois ouverte au débat.
Un corps en mouvement, un cerveau prêt pour les apprentissages
Gaëlle Rougier, adjointe déléguée à l’Éducation, souligne les avantages que ce projet a pour les enfants, qui vont bien plus loin que des enjeux de sécurité : « Une étude de Santé publique France rapporte que les confinements ont fait baisser significativement l’activité physique des enfants. Le fait d’aller à l’école à pied ou à vélo met déjà le corps, en mouvement, et leur cerveau plus prompt aux apprentissages ».
Un bilan sera établi pendant l’été, après ces deux mois et demi de test.
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