Retour en France de Coline Fay incarcérée depuis deux mois au Sénégal
La Française Coline Fay incarcérée au Sénégal depuis sa participation mi-novembre à une manifestation de soutien à l’opposant Ousmane Sonko, a été libérée et expulsée vers la France, et est arrivée vendredi à Paris selon ses avocats et sa famille.
« Coline Fay est expulsée, c’est le juge lui-même » qui m’en a informé, a déclaré à l’AFP l’un de ses avocats, Me Cheikh Koureyssi Ba dans la nuit de jeudi à vendredi.
?? La Française Coline Fay, incarcérée au Sénégal depuis sa participation mi-novembre à une manifestation de soutien à l’opposant Ousmane Sonko, a été libérée et expulsée vers la France, selon l’un de ses avocats #AFP pic.twitter.com/X2KHcjpuAO
— Agence France-Presse (@afpfr) January 19, 2024
L’information a été confirmée par un autre de ses conseils en France, Me Juan Branco, et par son frère Antonin Fay, qui a indiqué que la jeune femme était arrivée à Paris vendredi matin. « Elle est bien arrivée, c’est avec grand soulagement qu’on l’a retrouvée ! », a déclaré M. Fay à l’AFP. « Nous avons une grosse pensée pour les mille familles sénégalaises qui vivent la même chose. Et on espère que les détenus politiques seront libérés rapidement », a-t-il ajouté.
« Des poursuites circonstancielles à la limite du ridicule »
La jeune femme de 26 ans était accusée entre autres de « complot contre l’autorité de l’État » et « actes ou manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique », et avait été de nouveau inculpée la semaine dernière pour « tentative de sortie irrégulière d’une correspondance ». « C’étaient des poursuites circonstancielles à la limite du ridicule », a estimé Me Ba. « C’est un ouf de soulagement », a-t-il réagi à l’annonce de sa libération, précisant qu’elle est « sous la responsabilité des forces de l’ordre » jusqu’à son arrivée en France, mais sans la présence de ses avocats.
Mme Fay, qui s’était engagée avec le mouvement écologiste Extinction Rebellion lors de ses études en Espagne, était venue travailler au Sénégal en tant que kinésithérapeute dans un centre pour femmes enceintes. « Elle a le moral. C’est une fille résiliente », a ajouté Me Ba.
Depuis son incarcération, plusieurs rassemblements de dizaines de personnes à l’initiative des proches de Mme Fay se sont tenus à Grenoble, d’où elle est originaire.
L’ancienne ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna avait été interpellée mi-décembre à ce sujet dans un courrier adressé par l’avocat de la jeune femme, Juan Branco, et deux députés de gauche, l’écologiste Aurélien Taché et l’Insoumise Sophia Chikirou. Le gouvernement français avait pressé les autorités sénégalaises de diligenter le cas de la jeune fille, selon Me Ba.
? L’Iséroise Coline Fay libérée après deux mois d’emprisonnement au Sénégal
? »On vient d’avoir confirmation qu’elle était dans l’avion, le soulagement est là », témoigne sa maman Véroniquehttps://t.co/C57UnJx9eQ
— France Bleu Isère (@francebleuisere) January 19, 2024
L’opposant sénégalais Ousmane Sonko toujours emprisonné
Les avocats de Mme Fay comptent aussi parmi ceux de l’opposant sénégalais Ousmane Sonko, actuellement emprisonné. Déclaré coupable en juin de débauche de mineure et condamné à deux ans de prison ferme, il a été écroué fin juillet sous d’autres chefs d’inculpation, dont appel à l’insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l’État. M. Sonko dénonce dans ces affaires un complot pour l’empêcher de participer à l’élection présidentielle de février 2024, ce que le pouvoir dément.
Le Conseil constitutionnel sénégalais a début janvier rejeté le dossier d’Ousmane Sonko, le jugeant incomplet. M. Sonko, personnage central d’un bras de fer de plus de deux ans avec l’État qui a donné lieu à plusieurs épisodes de troubles meurtriers, était donné comme l’un des favoris de la présidentielle. Son camp a annoncé avoir déposé un recours.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion