Retraites: Darmanin sort (la droite) du bois

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. (LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 4 avril 2023

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin met la barre à droite en défendant un maintien de l’ordre musclé face à des manifestants qu’il classe à « l’ultragauche », relançant les spéculations sur ses ambitions alors qu’Élisabeth Borne sort affaiblie du 49.3 sur les retraites.

L’alliance de la gauche au sein de la Nupes « prend la pente de cette ultragauche des années 1970 » qui posait des bombes, a même dénoncé dans le JDD le locataire de la place Beauvau. Gérald Darmanin explique voir « une complaisance très inquiétante des mouvements politiques » à l’Assemblée à l’égard des violences qui ont éclaté dans de récentes manifestations, et refuse de « céder au terrorisme intellectuel de l’extrême gauche qui consiste à renverser les valeurs : les casseurs deviendraient les agressés et les policiers les agresseurs ».

De quoi faire bondir l’opposition, à l’instar du député et coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard, qui a critiqué lundi les « outrances » du ministre de l’Intérieur, assurant que LFI n’est « pas d’extrême gauche ». Pour lui Gérald Darmanin est d’abord « en campagne » pour « remplacer (Élisabeth) Borne à Matignon ». Il la « joue Premier ministre fin de mandat » et « a réussi à avoir la confiance des parlementaires, ce qui était son point faible dans le mandat précédent », analysait, avant même la crise des retraites, un cadre de la majorité. En l’occurrence pendant que Mme Borne multipliait les concertations politiques et syndicales sur sa réforme contestée des retraites, l’ancien député UMP issu du courant « droite populaire » cultivait sa proximité avec la droite, recevant régulièrement des députés y compris de son ancienne famille politique, pour préparer notamment la loi immigration.

L’intéressé rappelle sa pensée politique, le « gaullisme social », dans la Revue des Deux mondes d’avril, en hommage à l’ancien ministre Philippe Séguin : « ferme sur l’autorité » et « social sur l’économie ».



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