Rio Tinto ouvre une enquête après la destruction d’un site aborigène
Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a annoncé vendredi qu’il ouvrait une enquête après la destruction, destinée à agrandir une mine de fer, d’un site qui fut habité par des Aborigènes il y a plus de 46.000 ans.
Lors de cette annonce, le président de Rio Tinto, Simon Thompson, a présenté des excuses officielles à la communauté aborigène pour la destruction, le 24 mai, à l’explosif de la grotte de Juukan Gorge, en Australie occidentale.
« La décision de conduire une enquête au niveau de la direction, prouve notre détermination à en tirer les leçons et à apporter toutes les améliorations nécessaires en matière de patrimoine et de gouvernance, » a-t-il affirmé dans un communiqué.
Noongar Elders confront Rio Tinto in Perth following the miners’ destruction of 46,000 year old sacred sites in WA’s Pilbara. #Riotinto #auspol pic.twitter.com/vPYpSpD1Ie
— NITV (@NITV) June 13, 2020
M. Thompson a indiqué que cette enquête se fera en collaboration avec les communautés autochtones du PKKP (Puutu Kunti Kurrama and Pinikura People, ndlr) propriétaires traditionnels du site.
Le rapport final sera publié d’ici octobre, a précisé la compagnie.
Autorisations délivrées par le gouvernement

-Simon Thompson, président de Rio Tinto a indiqué que cette enquête se fera en collaboration avec les communautés autochtones d’Australie. Photo de Scott Barbour / Getty Images.
Dans un premier temps, Rio Tinto avait soutenu que cette destruction était conforme aux autorisations délivrées par le gouvernement de l’Etat en 2013.
L’indignation provoquée, au sein de la communauté aborigène par ce dynamitage, a cependant conduit la compagnie à présenter ses excuses et à annoncer l’ouverture d’une enquête.

-Le site et ses environs sont le patrimoine du peuple Anangu, les peuples autochtones de cette région et sont visités par plus de 250 000 personnes chaque année. Photo de Mark Kolbe / Getty Images.
Selon la société autochtone locale, les propriétaires traditionnels du site n’ont appris que le 15 mai que Rio Tinto prévoyait de faire sauter la gorge près des cavités rocheuses et les tentatives de négociation avec la compagnie minière avaient échoué.
Un an seulement après l’approbation du dynamitage, des fouilles archéologiques dans l’un des abris avaient mis au jour le plus ancien exemple connu d’outils en os en Australie — un os de kangourou affûté datant de 28.000 ans — et une tresse de cheveux vieille de 4.000 ans qui aurait été portée comme ceinture.
Juukan Gorge won’t be the last priceless record of human history to be legally destroyed by mining ?? #australia #mining #juukangorge #riotinto #archeology https://t.co/J9gJwNpkpZ pic.twitter.com/m34Jeqv2Ms
— boppinmule (@boppinmule) June 11, 2020
L’un des plus anciens sites de tout le territoire
« Les sites aborigènes connus en Australie qui sont aussi anciens que celui-ci se comptent sur les doigts de la main », selon le président du Comité foncier Puutu Kunti Kurrama, John Ashburton, décrivant le site comme l’un des plus anciens sites occupés à l’échelle de tout le territoire.

-Illustration- Une vue générale des gorges de Kantju à Uluru le 27 novembre 2013 dans le parc national d’Uluru-Kata Tjuta, Australie. Photo de Mark Kolbe / Getty Images.
« Notre peuple est profondément attristé par la destruction de ces grottes et pleure la perte du lien avec nos ancêtres ainsi qu’avec notre terre ».
Ce problème de destruction de sites a refait surface la semaine dernière quand le géant minier australien BHP a été autorisé à détruire jusqu’à 40 sites du patrimoine aborigène dans l’ouest de l’Australie.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion