Roumanie: enquête sur un « orphelinat de la terreur » de Ceausescu
Le parquet roumain a annoncé avoir ouvert lundi une enquête sur un « orphelinat de la terreur » où 340 enfants sont morts de mauvais traitements et de manque de soins sous le régime de Nicolae Ceausescu, suite à une plainte déposée par l’Institut de recherche sur les crimes du communisme. Ces décès, survenus au foyer de Siret (nord), ont été provoqués « d’une part par des maladies faciles à prévenir et à traiter, d’autre part par des traitements inhumains infligés aux mineurs », selon l’Institut, qui a passé au crible la période allant de 1980 à 1989, date de la chute du régime communiste.
Des témoignages recueillis par l’Institut font notamment état d’enfants « abandonnés dans un champ, où ils sont morts de froid », lors d’un transfert vers d’autres foyers en novembre 1983. Ouvert en 1956, le foyer de Siret a accueilli jusqu’à sa fermeture en 2001 plus de 8.500 enfants souffrant d’affections neurologiques.
Selon la gravité des troubles, une partie des mineurs étaient déclarés « irrécupérables » par les autorités, « qui ne souhaitaient pas investir dans (leur) traitement », selon l’Institut. Dans les années 1980, les orphelinats roumains ont tout particulièrement pâti du durcissement du régime totalitaire, marqué par des rationnements de l’électricité, du chauffage et des denrées alimentaires.
Le parquet général a déjà ouvert en 2017 une enquête sur trois foyers situés dans le nord du pays, où au moins 771 enfants abandonnés sont morts entre 1966 et 1991. Le dictateur Nicolae Ceausescu a mené à partir de 1966 une politique nataliste très stricte, interdisant les interruptions volontaires de grossesse. Cela a provoqué, selon les chercheurs, une hausse de la mortalité maternelle et infantile ainsi qu’une hausse sans précédent du nombre d’enfants nés avec des malformations ou affections physiques et psychiques, avec pour conséquence l’abandon de milliers d’entre eux.
Les autorités roumaines ont longtemps rechigné à se pencher sur cette période sombre de l’histoire du pays.
DC avec AFP
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