Sa facture d’électricité a triplé: un boulanger niçois se bat pour que la France retrouve sa souveraineté énergétique
En janvier dernier le boulanger niçois Frédéric Roy, qui a co-fondé le Collectif pour la Survie des Boulangeries et de l’Artisanat, avait appelé les artisans à manifester face à la hausse des prix de l’énergie. En ce mois d’août, il tire de nouveau la sonnette d’alarme, ses factures d’électricité ayant triplé.
Comparant sur Facebook ses deux factures de juillet, celle de 2022 et celle de 2023, le boulanger Frédéric Roy a constaté avec dépit que leur montant avait quasiment été multipliées par trois en un an, passant de 707€ à 2000€. Cherchant désespérément à se faire entendre, il espère que les candidats aux élections européennes mettront la souveraineté énergétique de la France au cœur du débat.
Malgré une communication sans pareil du @gouvernementFR pour faire croire qu’il était aux côtés des artisans voici la réalité une fois les aides déduites. Et ça c’est du concret. @EmmanuelMacron si vous avez besoin je suis prêt à vous accompagner échanger avec les allemands ?? pic.twitter.com/0fIevpgFyi
— Frédéric Roy (@fredericroynice) August 7, 2023
« Des liquidations, des faillites : il y en a énormément »
« Sans les aides, au lieu d’être multipliée par trois comme maintenant, la somme aurait été multipliée par quatre », explique le boulanger dans les colonnes de Nice-Matin. Pour autant, ces aides de l’État ne règlent pas vraiment le problème de cet artisan boulanger qui comme nombre de ses confrères, est face à une situation intenable.
Frédéric Roy, qui avait déjà alerté l’opinion publique sur cette hausse en janvier dernier, se sent « méprisé » par le gouvernement. Ce dernier « a beaucoup communiqué sur l’amortisseur », commente-t-il, mais « dans une voiture, on en a besoin de quatre », ajoute-t-il non sans dérision.
« Des liquidations, des faillites : il y en a énormément. Le gouvernement parle d’ouvertures. Certes, mais ce sont des chaînes » se désole-t-il. L’un de ses confrères niçois a d’ailleurs « fermé boutique après vingt-cinq ans ».
La soumission du @gouvernementFR face à l’Allemagne ne peut être acceptée plus longtemps , il faut envisager de redescendre dans la rue pour la survie de nos entreprises et cette fois avec moins de diplomatie ??https://t.co/5YMkLBsIUE
— Frédéric Roy (@fredericroynice) August 9, 2023
« Il faut comme le Portugal et l’Espagne, sortir de l’arène »
Le boulanger niçois espère que les candidats aux élections européennes de 2024 « feront une place importante à notre souveraineté énergétique dans leur campagne ». Il est d’ailleurs prêt à prendre contact avec eux sur cette question, et ce dès la rentrée.
« On produit le MWh à 60€ et on le paie 180€ ! Ce n’est plus possible de suivre ce système, il faut comme le Portugal et l’Espagne, sortir de l’arène et ne pas poursuivre dans cette logique avec l’Allemagne. Vive l’Europe, oui, mais surtout vive la France ! On doit retrouver notre souveraineté », martèle auprès de nos confrères celui qui n’hésitera pas à « retourner dans les cortèges à Nice, en première ligne ».
« Si vous avez besoin je suis prêt à vous accompagner lors de vos échanges avec les Allemands », a encore lancé Frédéric Roy sur Twitter, désormais renommé X, à l’attention du président de la République.
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