Santé : coup d’éclat des Samu devant l’Assemblée contre le projet au « numéro unique »

Titelbild
Des soignants du Samu manifestent devant l'Assemblée nationale pour protester contre le projet d'un numéro d'appel d'urgence unique, à Paris, le 6 octobre 2021. (Photo : AGNES COUDURIER/AFP via Getty Images)
Von 7 octobre 2021

Gyrophares allumés et sirènes hurlantes, quelques dizaines de soignants du Samu se sont brièvement rassemblés le 6 octobre devant l’Assemblée nationale pour s’opposer au projet de « numéro unique » inclus dans une proposition de loi en cours de discussion.

Venus des huit départements d’Ile-de-France mais aussi de Beauvais, Bourges, Lille ou encore Rouen, une vingtaine de véhicules sont arrivés peu avant 10H00 sur le pont reliant la place de la Concorde à l’Assemblée, rapidement bouclé par la police.

À l’initiative de cette opération, le président de l’association Samu-Urgences de France, François Braun, a affirmé vouloir « sauver le Samu », mis « en danger » par le projet de « numéro unique » pour les services de secours (santé, police, pompiers), qui entraînera selon lui « une perte de chance » pour les malades.

Un dispositif qui fait polémique

Une crainte partagée par Vincent Brulin, urgentiste au Samu 59 (Nord), qui explique que « l’opérateur sera un secouriste, mais pas forcément quelqu’un de qualifié pour les urgences médicales » et assure que dans son département « les pompiers de terrain ne veulent pas du numéro unique ».

Objet depuis longtemps de polémiques entre « bleus », « blancs » et « rouges », le dispositif est pourtant sur le point de voir le jour, via une proposition de loi sur la « valorisation des sapeurs-pompiers », votée en mai par les députés puis fin septembre par les sénateurs, avec toutefois quelques modifications adoptées contre l’avis du gouvernement.

Préavis de grève à partir du « 12 octobre »

Or « ce texte modifié par le Sénat, nous n’en voulons pas », a expliqué M. Braun, qui réclame un retour à la version de l’Assemblée. Il a déjà « déposé un préavis de grève à partir du 12 octobre », que les Samu sont prêts à suivre, même s’ils « ne mettront jamais en danger la vie des patients ».

Les parlementaires, qui doivent justement examiner le texte jeudi matin en commission mixte paritaire, sont prévenus.

 


Rejoignez Epoch Times sur Télégram
? t.me/Epochtimesfrance



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion