Scandale des eaux minérales en France : une commission d’enquête accuse l’État de « dissimulation »

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Cette combinaison de photos prises le 21 février 2024 montre (de g; à dr.) des bouteilles d'eau Saint-Yorre, Perrier, Vichy Celestins, Vittel, Hepar, Cristaline et Contrex de Nestle Waters et du groupe Sources Alma, ainsi qu'un robinet à Paris. (JOEL SAGET/AFP via Getty Images)
Von 19 mai 2025

Le scandale du traitement illégal des eaux minérales en France, touchant notamment le géant agroalimentaire Nestlé Waters, a fait l’objet d’une « dissimulation par l’État » relevant « d’une stratégie délibérée », indique le rapport d’une commission d’enquête sénatoriale diffusé lundi.

« Outre le manque de transparence de Nestlé Waters, il faut souligner celui de l’État, à la fois vis-à-vis des autorités locales et européennes et vis à vis des Français » et « près de quatre ans après, la transparence n’est toujours pas faite », souligne le rapport, rendu public après six mois de travaux et plus de 70 auditions.

Des manifestants et des membres de l’ONG européenne Foodwatch se rassemblent devant le tribunal judiciaire de Paris . (KIRAN RIDLEYKIRAN RIDLEY/AFP via Getty Images)

La commission d’enquête sénatoriale avait été mise sur pied en novembre dernier, près d’un an après des révélations par des journalistes de plusieurs médias (Le Monde, Radio France et Mediapart) concernant le recours à traitements illégaux de l’eau par des minéraliers.

Des traitements interdits pour de l’eau minérale

Nestlé Waters, dont la direction assure avoir découvert fin 2020 sur ses sites Perrier, Hépar et Contrex l’usage de traitements interdits pour de l’eau minérale, avait sollicité à ce sujet mi-2021 le gouvernement et la présidence française.

Dix-huit mois plus tard, un plan de transformation des sites était approuvé par les pouvoirs publics, remplaçant les traitements interdits par une microfiltration fine par ailleurs controversée car à même de priver l’eau minérale de ses caractéristiques.

« Les autorités ne donnent pas de suites »

« Malgré la fraude aux consommateurs que représente la désinfection de l’eau, les autorités ne donnent pas de suites judiciaires à ces révélations » de 2021, souligne le rapport qui blâme « les échecs de l’interministériel ».

« La présidence de la République, loin d’être une forteresse inexpugnable à l’égard du lobbying de Nestlé, a suivi de près le dossier » et « savait, au moins depuis 2022, que Nestlé trichait depuis des années », assure la commission sénatoriale.

L’industriel a pu continuer à commercialiser son eau

Parmi les conséquences, l’industriel a pu continuer à commercialiser son eau sous l’appellation – lucrative – d’eau minérale naturelle. Dans le même temps, à ce jour, il n’y a pas « de vérifications exhaustives de l’absence de traitements interdits sur tous les sites de production d’eau conditionnée », relève le rapport.

Vingt huit recommandations

La commission, parmi 28 recommandations, préconise un suivi qualitatif des nappes, « un contrôle effectif du niveau de prélèvement réalisé par les industriels minéraliers », un meilleur étiquetage pour les consommateurs.



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