Législatives 2022 : Emmanuel Macron perd sa majorité absolue à l’Assemblée nationale

Titelbild
Le Président Emmanuel Macron. (Photo : JULIEN DE ROSA/AFP via Getty Images)
Von 20 juin 2022

Au second tour des législatives, le Président Emmanuel Macron a subi un désaveu majeur, perdant sa majorité absolue à l’Assemblée nationale, ce qui va compliquer sa capacité à gouverner dans un scrutin également marqué par la forte poussée de la droite conservatrice et de la gauche.

Si ces résultats se confirment, le Président français, réélu en avril pour un second mandat, devra trouver des alliances pour mettre en œuvre son programme de réformes dans les cinq prochaines années.

Dans un premier commentaire, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal, proche du président, a concédé que c’était « loin de ce que l’on espérait ». « Ce qui se dessine est une situation inédite dans la vie politique et parlementaire, qui va nous imposer de dépasser nos certitudes, nos clivages », a-t-il affirmé sur la chaîne TF1.

Selon les premières projections des instituts de sondage, la coalition Ensemble! du Président, qui arrive malgré tout en tête du scrutin, obtiendrait entre 200 et 260 sièges, très loin de la majorité absolue de 289 députés (sur 577) à l’Assemblée nationale.

Un « tsunami »

De son côté, l’alliance de gauche Nupes menée par Jean-Luc Mélenchon se situe entre 150 et 200 députés, et devient le premier groupe d’opposition à l’Assemblée, selon ces projections. Pour la gauche unie – une première depuis des décennies –, c’est une victoire au goût amer puisqu’elle échoue à imposer une cohabitation au Président Macron comme elle en affichait l’ambition.

Le parti des conservateurs du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen obtient lui entre 60 et 100 députés selon les mêmes sources, ce qui représente une percée considérable.

« C’est une vague bleue marine partout dans le pays. L’enseignement de ce soir, c’est que le peuple français a fait d’Emmanuel Macron un président minoritaire », s’est réjoui le président par intérim du parti, Jordan Bardella, allant jusqu’à évoquer un « tsunami ».

La formation de Marine Le Pen, finaliste de l’élection présidentielle et largement réélue dimanche, multiplie par quinze son nombre de députés et franchit le seuil requis pour former un groupe à la chambre basse du Parlement, une première depuis plus de 35 ans.

Quant à la droite classique, elle sauve les meubles avec une soixantaine de députés, et pourrait se retrouver en position d’arbitre dans la future Assemblée même si elle perd son statut de premier groupe d’opposition à l’Assemblée.

 

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