Le secteur automobile soutient la sous-traitance

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La progression des ventes de voitures neuves en France donne du souffle aux sous-traitants dans la filière automobile (FRANCOIS LO PRESTI/AFP/Getty Images)
Von 6 décembre 2016

Du 6 au 9 décembre, le Parc des Expositions Paris Nord Villepinte accueille le Salon Mondial des savoir-faire en sous-traitance industrielle Midest. Plusieurs conférences et animations proposent aux visiteurs de découvrir les nouvelles tendances dans la fabrication industrielle et les procédés de fabrication.

Selon les chiffres compilés pour l’occasion, la production de la sous-traitance française a enregistré un bond de 3% en 2016, après quatre années de recul et stagnation. Selon le chef du service statistique de la Fédération des industries mécaniques (FIM), Désiré Raharivohitra, malgré une croissance économique limitée dans l’Hexagone, « l’activité des sous-traitants est plutôt bonne ». En effet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) prévoit une légère augmentation de la production manufacturière d’à peine 0,6% sur 2016. Pourtant le FIM table sur une hausse de 1,6%, rien que pour les sous-traitants de la mécanique.

C’est la bonne santé du secteur automobile français qui peut expliquer en partie ces chiffres. En novembre, l’immatriculation des voitures neuves a augmenté de 8,5% sur un an. Notamment, la vente des Dacia, filiale de Renault qui a enregistré une recrudescence de 60,4%, ainsi que Renault et Peugeot avec 16,8% et 10,7% respectivement d’immatriculations en plus.

L’industrie automobile est historiquement la filière pour la sous-traitance industrielle par excellence. Aujourd’hui, cette filière représente 31% du chiffre d’affaires de la sous-traitance. Des simples fournisseurs en passant par le concept des différentes solutions technologiques dont l’industrie automobile est friande, la sous-traitance permet aux fabricants automobiles de réduire leurs coûts de production en sous-traitant la production de certains éléments et éviter ainsi la nécessité de leur fabrication en interne.

Se noue ainsi un lien très fort entre les deux parties où un sous-traitant hautement spécialisé permet aux constructeurs de compter sur des pièces de qualité avec un prix compétitif. Le revers de la médaille est bien entendu la dépendance des sous-traitants envers leur commanditaire et souvent leur disparition avec l’arrêt de la production.

Néanmoins en 2015, l’embauche dans la sous-traitance a connu une hausse de 1,5% en 2015, une première depuis 2008. Alors que les marges des sous-traitants restent estimées à 0,8% du chiffre d’affaires, un niveau très faible. C’est aussi une inquiétude pour l’avenir du secteur. « Les industriels ont les yeux qui brillent devant l’usine du futur. Ils voudraient investir dans des robots, mais il faut pour cela dégager suffisamment de marges », estime Bruno de Chaisemartin président du Centre national de la sous-traitance (CENAST).



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