«Servir la population, c’est mon boulot»: ce docteur de 82 ans continue d’exercer, malgré son âge

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Illustration (PHILIPPE HUGUEN/AFP/GettyImages)
Von 7 février 2023

Officiellement, Henri Boguet, médecin généraliste de 82 ans, était en retraite. Mais pour soulager ses confrères, il ne l’a jamais vraiment prise et a effectué de nombreux remplacements. Il y a cinq ans, il a carrément rouvert son cabinet, situé à Fontoy (Moselle).

Henri Boguet, octogénaire, a expliqué à France 3 Grand-Est les raisons pour lesquelles il exerçait toujours. Il estime que c’est de son devoir d’être au service de ses patients, surtout en cette période de pénurie de médecins.

« Je ne sais pas si je suis un phénomène… Peut-être »

« Déjà je me sens encore en forme pour travailler. Ça me fait plaisir de sortir les gens de la mer**. Servir la population, c’est mon boulot », a d’abord souligné Henri Boguet auprès de nos confrères. « Il ne restait plus qu’un médecin à Fontoy », poursuit-il, ce qui est « largement insuffisant ». De plus, « les généralistes de la région ne prenaient plus de nouveaux patients » et les gens étaient totalement « désemparés », alors il a décidé de remettre sa plaque.

« J’ai été maire pendant 49 ans. Je commençais le matin à 8 heures, je terminais le soir à 11 heures. Pour moi, c’était dans la logique des choses. Je ne sais pas si je suis un phénomène… Peut-être », lance le médecin généraliste.

« Je n’ai pas envie de m’arrêter et puis il y a un besoin »

Et Henri Boguet est un médecin de famille comme on en voit plus, travaillant encore à l’ancienne. Ce qui ne l’empêche pas de constater combien sa profession a évolué, ne serait-ce que par l’augmentation des « tâches administratives », ce qu’il trouve « épouvantable ».

Toutefois, pas question pour lui de prendre les rendez-vous via les plateformes. « Si vous voulez hospitaliser un malade, vous êtes obligé de téléphoner au service pour voir s’il y a une place. Vous perdez un quart d’heure ou une demi-heure parce que bien souvent, vous devez déranger le chef de service, ce qui n’est pas normal », s’agace-t-il. « Pour la sécu, c’est la tarte à la crème, déjà pour avoir quelqu’un au bout du fil », ajoute le médecin, qui a également remarqué une augmentation des consultations par rapport à autrefois.

Quant à prendre sa retraite, il n’y songe même pas. « Mon âge, je n’y pense plus. Si demain, je me sens fatigué ou incapable de faire quelque chose – un accident cérébral, ça peut arriver à tout le monde – je serais bien obligé de m’arrêter. Je n’ai pas envie de m’arrêter et puis il y a un besoin. Ça fait plaisir quand les gens repartent et vous disent heureusement que vous êtes là. C’est le meilleur remerciement », conclut-il. Et quand il voit dans quel état se trouvent les confrères de sa génération, qui eux ont pris leur retraite depuis longtemps, il n’est pas envieux du tout et s’estime même très heureux de sa situation.



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