« Seul le peuple devrait avoir la possibilité de réviser la Constitution », juge Marine Le Pen

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(Photo : SAMEER AL-DOUMY/AFP via Getty Images)
Von 13 avril 2022

Marine Le Pen candidate (RN)  du second tour à la présidentielle, a jugé mardi 12 avril que « seul le peuple devrait avoir la possibilité de réviser la Constitution » et non le parlement, se montrant désireuse de proposer une « révolution référendaire » si elle était élue.

« C’est beaucoup plus sain que ce soit le peuple qui la vote que les deux chambres », a-t-elle ajouté alors que Marine Le Pen veut une révision de la Constitution pour notamment y faire entrer le principe de « priorité nationale » et la primauté du droit national sur le droit international.

« Le Conseil constitutionnel ne dispose d’aucune compétence pour contrôler un projet de loi qui révise la Constitution« , a également asséné Mme Le Pen lors d’une conférence de presse à Vernon dans l’Eure sur les terres du ministre Sébastien Lecornu.

Un « septennat non-renouvelable »

Or, pour soumettre un tel projet de loi à référendum, Marine Le Pen devrait passer par l’article 89, après l’adoption du projet, dans des termes identiques, par les députés et les sénateurs, voire par l’article 11 réservé « à l’organisation des pouvoirs publics et la politique économique, sociale et environnementale », avec la probabilité d’une censure du Conseil constitutionnel.

Pour Mme Le Pen, « il faut arrêter de considérer le peuple français comme un ennemi ». Avec la volonté de « revivifier » les institutions et le fonctionnement démocratique du pays, Marine Le Pen qualifiée au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron, propose une « révolution référendaire » et le « septennat non-renouvelable ».

« La constitution sera révisée d’abord pour rendre plus facile l’organisation de référendums sur tous les sujets, ensuite et surtout pour instaurer le référendum d’initiative citoyenne aussi référendum d’initiative populaire », a-t-elle déclaré.

« Un référendum n’est pas dangereux, donner la parole au peuple n’est pas dangereux, ce qui est dangereux c’est de ne pas lui donner », a souligné la candidate visant explicitement le chef de l’État sortant Emmanuel Macron. « On ne va pas faire un référendum tous les dimanches », a-t-elle complété.

Si la réponse est non « c’est un échec » et « on ne met pas en place » la mesure, a précisé la candidate d’extrême droite. Elle a également détaillé son projet d’instauration du scrutin proportionnel avec une prime majoritaire aux élections législatives.

« Même ceux qui n’apprécient pas toutes mes propositions ont intérêt à voter pour moi, puisqu’ils auront l’occasion, grâce à la réforme que je propose ici, de se prononcer sur elles, au cas par cas, grâce au RIP. Peut-on proposer mesure plus démocratique ? » a-t-elle également interrogé dans un clin d’œil aux électeurs de gauche susceptibles de voter pour elle lors du 2e tour.

 

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