« Sortez-le du couloir de la mort »: l’appel de la mère d’un Français condamné aux États-Unis

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Chambre de la mort depuis la salle des témoins du centre correctionnel du sud de l'Ohio, à Lucasville, Ohio (Photo : Mike Simons/Getty Images)
Von 31 octobre 2022

« Sortez-le du couloir de la mort », implore Lina Jean, mère du seul Français à attendre son exécution aux États-Unis. « Il devrait déjà ne plus y être », assure-t-elle depuis son domicile du Texas.

Le 9 décembre 2021, un juge a estimé que Joseph Jean, qui a également la nationalité américaine, avait un handicap mental limitant ses capacités intellectuelles, et que sa peine devait être commuée en prison à vie, selon ses avocats.

Mais, la cour pénale d’appel du Texas – l’État américain qui exécute le plus – doit encore décider d’approuver ce jugement ou de faire appel.

Depuis près d’un an, le Français reste donc dans le couloir de la mort, confiné 22 à 23 heures par jour dans une petite cellule d’une prison de haute sécurité. « Il va bien » et « lit beaucoup », même s’il dit souffrir du bruit constant de la prison, assure Lina Jean, Guadeloupéenne âgée de 79 ans. « Je lui dis de garder espoir, de ne pas abandonner ».

Condamné à mort en 2011 pour un double meurtre

Âgé de 50 ans, Joseph Jean a été condamné à mort en 2011 pour un double meurtre commis à Baytown, près de Houston, le 11 avril 2010. Ce soir-là, il était entré par effraction chez son ex-petite amie. Elle était absente, mais sa fille se trouvait chez elle avec une cousine.

Joseph Jean aurait tué les deux adolescentes de 16 et 17 ans avec une batte de baseball, avant de mettre le feu à l’appartement et de s’enfuir. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour détention de drogue et cambriolage.

Aux États-Unis, une personne ayant un handicap mental restreignant ses capacités intellectuelles ne peut pas être condamnée à mort, selon une décision rendue par la Cour suprême en 2002. Ce diagnostic ne « justifie pas une exemption de sanctions pénales, mais diminue leur culpabilité personnelle », avait écrit le juge.

La nationalité française en prison

C’est en prison, et après sa condamnation à mort, que Joseph Jean avait demandé la nationalité française, sur le conseil de ses avocats. Lina Jean, née en Guadeloupe, s’était installée dans les Iles Vierges américaines au début des années 1970 avec son mari, lui aussi français. Joseph Jean y est né, obtenant ainsi la nationalité américaine.

Selon une source diplomatique française, les autorités françaises suivent la situation de Joseph Jean, et appellent que sa peine soit commuée.



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