Statut spécial de Hong Kong révoqué par Washington: un symbole avant tout

President Donald Trump's administration has taken the major step of revoking Hong Kong's special status under US law, but even US officials acknowledge the move is unlikely to sway Beijing.
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Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a indiqué que Hong Kong ne jouissait plus d'un haut degré d'autonomie par rapport à la Chine soulève plusieurs questions. (Photo : NICHOLAS KAMM/POOL/AFP via Getty Images)
Von 28 mai 2020

L’administration du président Donald Trump a décidé de frapper fort en révoquant le statut commercial préférentiel de Hong Kong, même s’il est peu probable que cela suffise à convaincre Pékin de renoncer à sa nouvelle loi sécuritaire pour l’ex-colonie britannique.

La détermination mercredi par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo que Hong Kong ne jouissait plus d’un haut degré d’autonomie par rapport à la Chine soulève plusieurs questions.

M. Pompeo a pris cette décision quelques heures avant l’adoption par le parlement chinois d’une disposition controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, en réaction aux manifestations de l’an dernier.

La loi sur la sécurité nationale

Cette loi permettra de réprimer tout ce qui sera perçu comme une menace envers le contrôle par la Chine de ce territoire auquel Pékin avait promis une large autonomie lors de sa restitution par le Royaume-Uni en 1997 selon le principe « Un pays, deux systèmes ».

Selon une loi adoptée l’an dernier par le Congrès des Etats-Unis, le secrétaire d’Etat américain était tenu de « certifier » si le territoire jouissait toujours de son autonomie pour qu’il puisse conserver son statut spécial.

« Aucune personne sensée ne peut soutenir aujourd’hui que Hong Kong conserve un haut degré d’autonomie par rapport à la Chine, au vu des faits sur le terrain », a déclaré M. Pompeo.

Cette décision intervient alors que les tensions sont au plus haut entre les deux premières économies mondiales.

Les privilèges commerciaux

C’est le président américain,  qui pourra décider des mesures à prendre contre Hong Kong. Il pourrait abolir tous les privilèges commerciaux accordés au grand centre financier asiatique, et traiter Hong Kong, dont les échanges avec les Etats-Unis ont approché les 67 milliards de dollars en 2018, comme n’importe quelle autre ville chinoise.

Il pourrait aussi prendre des mesures plus limitées, comme restreindre les visas accordés aux responsables gouvernementaux de Hong Kong.

Le secrétaire d’Etat adjoint pour l’Asie, David Stilwell, a indiqué que les mesures seraient « aussi ciblées que possible pour obtenir un changement d’attitude », reconnaissant que les Etats-Unis ne voulaient pas apparaître comme punissant la population de Hong Kong.

La révocation du statut spécial pourrait n’avoir aucune conséquence dans les faits, note Jahangir Aziz, expert des marchés émergents à JP Morgan Global Research. Mais si Donald Trump choisit la manière forte, « les dommages pourraient être importants », ajoute-t-il.

« On pourra se poser la question de la légalité des contrats conclus selon la loi de Hong Kong, voire se demander si le dollar de Hong Kong est une devise légalement reconnue », souligne-t-il.



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